Emmanuel Macron annonce l'arrêt des enseignements en langues étrangères Elco — "Séparatisme islamiste"

France: Macron lance la lutte contre le

ELCO, imams détachés, organisation de l'islam… Ce qu'il faut retenir du discours de Macron contre « le séparatisme islamiste »

Ils seront ensuite remplacés par "des enseignements internationaux, contrôlés cette fois-ci par l'Éducation nationale".

Son programme a aussitôt été critiqué par le sénateur LR Bruno Retailleau qui a twitté "y a-t-il un seul islamiste qui ce soir est inquiet des annonces d'Emmanuel Macron?". "(.) On ne peut pas enseigner des choses qui ne sont manifestement pas compatibles ou avec les lois de la République ou avec l'Histoire telle que nous la voyons".

Le dispositif de cours facultatifs en langues étrangères dispensés en France par des enseignants désignés par les gouvernements d'autres pays (Elco) sera supprimé à la rentrée scolaire. Avant, donc, que le gouvernement de Manuel Valls ne lance le chantier de la transformation des "Elco" en 2016, en débutant des discussions avec chacun des pays concernés, pour que la France reprenne entièrement la main sur ces cours, ce que Najat Vallaud-Belkacem a tenu à rappeler, captures d'écran à l'appui.

"Nous avons réussi (à trouver un accord, ndlr) avec tous ces pays, sauf la Turquie à ce stade". "Je ne désespère pas", a précisé le chef de l'Etat".

C'est un dossier sensible, très attendu à l'approche des élections municipales: Emmanuel Macron s'est rendu ce mardi à Mulhouse, pour annoncer ses premières mesures contre le "séparatisme islamiste".

Il a également souhaité augmenter parallèlement le nombre d'imams formés en France. Sera également mis fin à l'accueil des quelques 300 "psalmodieurs" reçus chaque année durant le ramadan.

Le président a aussi annoncé un contrôle renforcé des financements étrangers des lieux de culte, pour pouvoir bloquer des projets suspects.

La démarche d'Emmanuel Macron qui vise davantage à reconquérir le terrain perdu par des actions ciblées - sur l'éducation des enfants, l'encadrement des associations sportives, l'enseignement des langues, la formation des imans ou encore le financement des mosquées - n'est pas de nature à convaincre ses adversaires de la droite et de l'extrême droite qui réclament eux des actions globales et radicales mêlant tout à la fois la lutte contre le communautarisme et contre le terrorisme, avançant des mesures dont la mise en pratique est plus facile à envisager quand on est dans l'opposition que lorsque l'on est aux affaires.

Ceci étant dit, "le problème que nous avons aujourd'hui, c'est que nous avons de plus en plus d'enseignants qui ne parlent pas le français (...) et, je vous le dis en responsabilité comme président de la République, je ne suis pas à l'aise d'avoir, à l'école de la République, des femmes et des hommes qui peuvent enseigner sans que l'Education nationale ne puisse exercer le moindre contrôle", en particulier sur le programme, a déclaré le président, pour qui il est "indispensable " que les enseignants en question puisse "parler et maîtriser le français", "respecter les lois de la République " et qu'un droit de regard soit exercé sur le contenu de leur programme. "Ce serait une faute profonde".

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