La Chine retire les accréditations de journalistes du Wall St Journal

SAISIE D'ÉCRAN PAGE OPINIONS DU WALL STREET JOURNAL              Le texte d'opinion publié par la tribune libre du Wall Street Journal

SAISIE D'ÉCRAN PAGE OPINIONS DU WALL STREET JOURNAL Le texte d'opinion publié par la tribune libre du Wall Street Journal

En annonçant la sanction, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a expliqué que le titre controversé était "empreint de discrimination raciale" et "sensationnaliste".

En pleine épidémie de coronavirus, Pékin a très mal pris un texte d'opinion du 3 février titrée: " La Chine est le véritable homme malade de l'Asie ".

Le gouvernement chinois a annoncé mercredi qu'il retirait leur carte de presse à trois journalistes du Wall Street Journal (WSJ) accrédités en Chine en raison de ce titre que Pékin a jugé raciste.

Il est vrai que vue de Pékin, l'expression " homme malade de l'Asie " est lourde de sens car elle est ressentie comme une référence à une période sombre de l'histoire de la Chine: c'était en effet le surnom généralement donné au pays en Occident au début du XXe siècle, après l'échec de la révolte des Boxers qui mit fin à la dynastie Qing et lorsqu'il est repassé sous tutelle étrangère. Il a reproché au WSJ de ne pas avoir présenté les excuses que Pékin réclamait. Il est considéré comme très offensant dans ce pays.

L'éditorial, rédigé par Walter Russell Mead, un professeur du Bard College, une prestigieuse université américaine, s'alarmait des risques que l'épidémie de coronavirus fait peser sur l'économie chinoise et mondiale. L'auteur de l'éditorial a également critiqué le manque de proactivité des autorités chinoises dès l'apparition du virus. A en croire les précisions du journal, il s'agit de Josh Chin directeur adjoint du bureau de Pékin, de la journaliste Chao Deng et du reporter Philip Wen.

Ce quotidien dispose d'une dizaine de journalistes en Chine, répartis entre Pékin et Shanghai. Toute chose que les autorités chinoises n'ont pas appréciée.

"Retirer simultanément les accréditations de trois correspondants est une forme de représailles sans précédent à l'encontre de journalistes étrangers en Chine", a relevé le club.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a "condamné " mercredi l'expulsion par la Chine de trois journalistes du Wall Street Journal, exhortant le pays à respecter la liberté de la presse.

La Chine a dans le même temps jugé " inacceptables " les nouvelles règles, annoncées mardi, imposées par Washington aux médias publics chinois aux États-Unis.

Cinq médias, dont l'agence de presse Chine nouvelle et la télévision publique anglophone CGTN, vont maintenant devoir obtenir l'approbation du département d'État américain pour acheter des propriétés aux États-Unis. "Nous nous réservons le droit de répliquer dans le cadre de cette affaire", a-t-il menacé.

Ils devront aussi fournir la liste de tous leurs employés.

Aucune restriction ne sera en revanche appliquée aux activités journalistiques chinoises sur le sol américain.

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