L'Assemblée réclamera plus d'un million d'euros au procès Fillon

Procès du couple Fillon : l'Assemblée nationale va réclamer plus d'un million d'euros

Procès Fillon : l’Assemblée nationale réclame plus d’un million d’euros à l’ancien Premier ministre

François Fillon risque de devoir mettre la main à la poche.

L'Assemblée nationale, qui s'est constituée partie civile, va demander plus d'un million d'euros de dommages et intérêts au procès de François Fillon, a appris franceinfo, confirmant une information de BFMTV. "Elle était ma première et plus importante collaboratrice", a-t-il déclaré dans l'émission "Vous avez la parole", ajoutant que l'emploi de Pénélope Fillon "n'était pas fictif" et que "les preuves seront apportées durant le procès".

Du 24 février au 11 mars, l'ancien Premier ministre François Fillon, son épouse Pénélope et son ancien suppléant à l'Assemblée, Marc Joulaud, seront jugés dans l'affaire des emplois présumés fictifs de Pénélope Fillon.

Une partie des accusations, qui remontent aux années 1980, sont prescrites.

Un emploi "de pure complaisance, sans contrepartie réelle" selon l'accusation, pour lequel le milliardaire a été condamné pour abus de biens sociaux au terme d'une procédure distincte de "plaider-coupable". Cette retentissante affaire avait stoppé net la course en tête pour la présidentielle 2017 de François Fillon, candidat de la droite parti favori dans les sondages mais finalement éliminé au premier tour. Leurs avocats plaideront la relaxe.

La défense de Penelope Fillon, qui considère que les poursuites sont fondées "sur plusieurs préjugés et postulats faux ou inexacts", s'attachera à prouver l'effectivité de son travail, tant comme assistante parlementaire qu'à la Revue des deux mondes.

Et le travail de Mme Fillon auprès de Marc Joulaud entre 2002 et 2007 a "moins de consistance encore" qu'auprès de François Fillon.

L'avocat de l'Assemblée nationale a fait les comptes et a calculé l'argent qu'a dépensé l'Assemblée nationale pour des salaires versés entre 1998 et 2013, avec des périodes d'interruption. Le problème, ce n'est pas que François Fillon ait embauché son épouse.

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