Mark Zuckerberg demande "une réglementation intermédiaire" des contenus en ligne

Mark Zuckerberg parle sur une scène

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg lors d'une conférence sur la sécurité à Munich

Comme le relaie The Guardian, le patron de Facebook a été invité à répondre à de nombreuses questions, mais également à exprimer son avis devant de nombreux politiciens, diplomates et responsables de la sécurité, notamment quant à la réglementation à laquelle devraient se soumettre les plateformes de contenus en ligne.

Devant les chefs d'Etat réunis à Munich ce 15 février, Mark Zuckerberg avait aussi abordé la question de la régulation des contenus dits haineux, renvoyant là aussi la balle aux gouvernements. Il existe en ce moment deux cadres réglementaires: "celui des journaux et médias et celui des opérateurs ". On ne va pas tenir une firme télécom pour responsable, si quelqu'un profère des menaces au téléphone.

Facebook suspend plus d'un million de faux profils par jour, ajoute-t-il, en précisant que la plupart d'entre eux sont détectés quelques minutes après leur création.

Mark Zuckerberg dit employer plus de 35 000 personnes pour examiner le contenu en ligne et faire appliquer les règles de sécurité. Le Parlement a également approuvé le projet de loi qui prévoit pour les entreprises du numérique de lourdes sanctions financières pouvant aller jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial en cas de "manquement systématique " à leurs obligations.

Dans sa configuration actuelle, le système fiscal international permet entre autres aux géants du numérique comme Google, Amazon, Facebook et Apple - souvent désignés par l'acronyme "Gafa" - la possibilité de déclarer leurs bénéfices dans des pays à faible taux d'imposition des sociétés comme l'Irlande, indépendamment du pays dans lequel se trouvent leurs utilisateurs.

Zuckerberg est conscient de ce que la mise en place de cette nouvelle réglementation puisse par la même occasion impacter les activités de Facebook, mais il pense que ce serait mieux pour le bien de tous. C'est ainsi qu'un débat très tendu est encore et toujours en cours à propos du fait que Facebook ne veuille pas supprimer les mensonges de politiciens, même pas dans des annonces, parce que, selon elle, ces propos tombent sous le coup de la liberté d'expression.

Le PDG de Facebook a par ailleurs assuré que le réseau social avait renforcé sa lutte contre l'ingérence électorale en ligne.

Mark Zuckerberg était venu se livrer à une opération de charme à Bruxelles, deux jours avant la présentation par la Commission européenne de sa stratégie sur l'intelligence artificielle.

Le sujet portant sur une réglementation plus stricte des entreprises technologiques, semble donc vraiment tenir à cur à Zuckerberg et cela se voit par les mesures quil dit avoir déjà prises au sein de Facebook.

LIRE AUSSI Appel à la haine: une loi de plus, une loi de trop?

Dernières nouvelles