Kaboul, Washington et les talibans s'accordent sur une réduction des violences

Vers un accord américano-taliban ? En Afghanistan, une période de réduction des combats va s'ouvrir

Une semaine de réduction des combats sera observée en Afghanistan

Cela fait plus d'un an que l'envoyé spécial des États-Unis pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, négocie un accord en vue du retrait des troupes américaines d'Afghanistan.

Les États-Unis avaient exigé comme préalable à tout accord une baisse des attaques des talibans dans le pays.

Ce ralentissement des combats, s'il est effectif, devrait ouvrir la porte à la signature d'un accord entre Washington et les talibans sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan en échange de garanties sécuritaires des insurgés.

Washington et les talibans ont déclaré qu'ils signeraient l'accord le 29 février, à condition qu'une trêve partielle d'une semaine soit maintenue.

Un accord de réduction des violences a été conclu entre les talibans, les américains et le gouvernement afghan. Mais plusieurs sources talibanes ont confirmé l'information.

"La réduction des violences démarrera le 22 février et elle durera une semaine", a annoncé Javed Faisal, le directeur du Conseil national de la sécurité d'Afghanistan. "Nous espérons que cette période se prolongera et ouvrira la voie à un cessez-le-feu et à un dialogue interafghan".

Les talibans ont été chassés du pouvoir en Afghanistan par une coalition internationale menée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 sur le sol américain.

"Nous avons reçu des ordres de nos dirigeants nous demandant d'être prêts pour la réduction des violences qui démarrera samedi", a déclaré un Taliban du district de Maiwand, dans la province de Kandahar (sud).

Les Taliban et les forces afghanes et internationales présentes en Afghanistan vont observer une période d'accalmie de sept jours à partir de minuit (19 h 30 GMT), ont annoncé vendredi un responsable afghan et des chefs talibans. D'après la source talibane au Pakistan, ces pourparlers devraient démarrer "le 10 mars".

Le numéro deux des insurgés, Sirajuddin Haqqani, a déclaré jeudi que les rebelles étaient "pleinement engagés à travailler avec les autres parties" dans un "respect sincère afin de convenir d'un nouveau système politique inclusif".

"Nous sommes sur le point de signer un accord avec les États-Unis et nous sommes pleinement engagés à en appliquer toutes les dispositions, dans la lettre et l'esprit", avait-il écrit dans une tribune au quotidien américain "New York Times".

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