Trump promet à l’Inde "l’équipement militaire le plus redouté de la planète"

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L'Inde sort le grand jeu pour Trump, mais pas de grand accord

Il se rendra ensuite à Agra pour voir le Taj Mahal, avant d'arriver à Delhi, la capitale, pour s'entretenir avec M. Modi. L'Inde est un allié stratégique pour les États-Unis en Asie, qui voient en elle un potentiel contrepoids à la montée en puissance de la Chine dans la région.

"Nous avons hâte d'être en Inde". "C'est une relation bien plus profonde et plus grande", a lancé Narendra Modi à une foule équipée de casquettes blanches " Namaste Trump ", aux drapeaux indien et américain imprimés sur la visière.

Organisé dans la ville d'Ahmedabad, dans l'état du Gujarat, d'où est originaire Narendra Modi, l'événement était autant une démonstration de force de ce dernier qu'une plateforme pour permettre aux deux leaders de montrer, avec enthousiasme, la nature amicale de leur rapports.

La première halte de Trump, accompagné de sa femme Melania, a été à l'ashram de Gandhi. Le chef de gouvernement indien leur a montré le rouet utilisé par le héros de l'indépendance du pays, mort assassiné par un extrémiste hindou en 1948. Sa limousine blindée a suivi un parcours de plusieurs kilomètres dans les rues d'Ahmedabad, décorées d'immenses effigies et affiches lui souhaitant la bienvenue.

" Son nom est familier pour toutes les personnes sur la planète, chacune de ses paroles est suivie par des dizaines de millions de gens".

Les deux dirigeants, qui mettent en avant leur alchimie personnelle dans un contexte de tensions commerciales entre leurs pays, ont loué les liens entre l'Inde et les États-Unis en partageant à la mi-journée l'estrade du plus grand stade de cricket du monde à Ahmedabad (Gujarat, ouest), pour un meeting intitulé "Namaste Trump" ("Bonjour Trump" en hindi).

En début d'après-midi, les gradins du stade Sardar Patel attendaient la venue du président américain dans l'effervescence. De nombreux participants dansaient sur les musiques indiennes diffusées par les enceintes, dont de nombreux chants patriotiques. Mais quelques jours seulement avant la visite, M. Trump a annoncé qu'il "gardait le gros lot pour plus tard". Nous espérons aussi que les États-Unis vont assouplir leur système de visas pour la main-d'œuvre qualifiée.

Responsables indiens et américains négocient pied-à-pied ces derniers mois un accord commercial mais, faute de terrain d'entente à ce jour, la visite d'Etat du président américain ne devrait pas être l'occasion d'annonces majeures. Le géant asiatique au 1,3 milliards d'habitants n'entend pas non plus remettre en question son protectionnisme historique.

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