La contamination à travers la planète s'accélère — Coronavirus

Une infirmière de l'hôpital de Codogno en Italie porte un masque de protection pour se protéger du coronavirus

Une infirmière de l'hôpital de Codogno en Italie porte un masque de protection pour se protéger du coronavirus. AFP

"L'augmentation soudaine du nombre de cas en Italie, en Iran et en Corée du Sud est très préoccupante", a ajouté le patron de l'OMS, qui doit se rendre mardi à Téhéran avec des experts. L'OMS s'inquiète de la vitesse de l'expansion du virus hors de son foyer originel. La commission nationale (ministère) de la Santé a aussi fait état de 648 nouveaux cas confirmés de contamination dans tout le pays, ce qui porte à près de 77 000 le total des contaminations en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao).

En Chine, le bilan a atteint dimanche 2 442 morts après l'annonce de 97 décès supplémentaires, tous sauf un dans la province centrale du Hubei, berceau du nouveau coronavirus. Apparu en décembre à Wuhan, le coronavirus s'est propagé à plus de 25 pays et suscite une inquiétude croissante en raison de nouveaux foyers en Europe et au Moyen-Orient. La surveillance des personnes en provenance de Chine a également été renforcée.

L'organisation s'inquiète de la propagation du virus dans les pays dont les systèmes de santé sont faibles sur le continent.

" Nous voyons que la situation évolue", a souligné le Docteur Sylvie Briand, la directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l'OMS: " Non seulement le nombre des cas augmente mais nous voyons aussi différents modèles de transmission dans différents endroits ".

Au Japon, plus de 130 cas et 4 morts ont été enregistrés. Deux signaux forts viennent d'amplifier ce message: l'arrivée samedi à Wuhan de six experts de l'OMS, dont David Nabarro, ex-coordinateur de l'ONU pour Ebola; et l'appel du directeur de l'agence aux pays de l'Union africaine à "faire front commun pour attaquer plus agressivement" le Covid-19, pointant la précarité de leurs systèmes sanitaires. En attendant de trouver d'où sont parties ces contaminations, Rome prend des mesures drastiques: onze villes du nord du pays ont été placées en quarantaine, plus de 52.000 habitants confinés, les sorties scolaires annulées. L'épidémie est entrée dans une "phase grave", a reconnu le Premier ministre Chung Sye-kyun. Au total, plus de 200 membres de cette secte chrétienne ont été contaminés. "Une équipe de l'AFP y a vu des rues étrangement désertes pour un samedi soir".

L'avion de la compagnie sud-coréenne a été parqué à l'écart des zones habituelles de stationnement de l'aéroport, et des ambulances attendaient sur le tarmac les 12 passagers israéliens, seuls à pouvoir débarquer.

Le gouvernement sud-coréen a prolongé d'une semaine la fermeture des écoles. Il n'était pas clair s'ils étaient déjà porteurs du virus pendant leur séjour en Israël, ou s'ils l'ont contracté à leur retour. Les autorités sanitaires vont procéder au contrôle d'environ 28 000 personnes à Daegu, dont les 2,5 millions d'habitants doivent rester chez eux. En tout cette semaine quelque 970 personnes ont pu quitter le navire après des tests apparemment négatifs.

Outre ces deux pays, la région compte de nombreux autres où des dizaines de cas ont été enregistrés, à savoir Taïwan (26, et un mort), la Malaisie (22), Singapour (89), la Thaïlande (35), le Vietnam (16).

Le Diamond Princess reste le plus important foyer de contagion hors de Chine.

Le nombre de décès annoncé dimanche pour les dernières 24 heures est en léger retrait par rapport à celui communiqué la veille (109), mais celui des nouveaux cas de contamination repart à la hausse (397 samedi). Enfin, ses déclarations réitérées louant les mesures "sérieuses" prises par Pékin pour endiguer l'épidémie ont semé le trouble tandis que la confusion régnait sur le nombre réel de contaminations.

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