Échec de la pétition pour l'organisation d'un référendum — Aéroports de Paris

Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle au nord-est de Paris en juillet

Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle au nord-est de Paris en juillet

Le chiffre du dernier pointage reste insuffisant pour enclencher le RIP sur ADP qui, pour être validé, exigeait le soutien de 4,7 millions de citoyens soit 10% du corps électoral.

Votre question s'inscrit dans un contexte particulier concernant la privatisation des Aéroports de Paris (ADP), voulue par le gouvernement et mis en suspens par une proposition de loi référendaire, déposée en avril par 248 parlementaires s'opposant à cette privatisation. Au 4 mars, 1 116 000 soutiens avaient été déposés sur le site, selon le ministère de l'Intérieur, et cette consultation se termine ce jeudi.

Le projet du gouvernement était initialement d'investir notamment le produit des cessions d'actifs d'ADP en obligations d'Etat rapportant 250 millions d'euros par an pour financer des projets innovants. Sollicitée par l'AFP, la direction du groupe Aéroports de Paris n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette annonce. Le Premier ministre Édouard Philippe s'était montré bien plus critique fin février devant le Sénat (avant l'annulation de la vente): "Vous pouvez parfaitement estimer que c'est une grande victoire, mais je peux parfaitement constater que vous êtes loin, très loin du seuil de déclenchement prévu par la loi".

"Le coronavirus repose avec une force inédite la question d'un État souverain, stratège, qui maîtrise ses outils", a réagi le député communiste Sébastien Jumel, reposant la question de l'opportunité de la privatisation d'ADP.

"Je souhaite bonne chance au gouvernement, en plein coronavirus réforme des retraites et municipales, de dire aux Français qu'il est prêt de sacrifier la poule aux œufs d'or du budget de la France", s'amuse le sénateur socialiste Patrick Kanner. Cette procédure, introduite dans la Constitution en 2008 par Nicolas Sarkozy, n'avait jamais été utilisée compte-tenu de la complexité de sa mise en œuvre.

Ils évoquent "une expérience démocratique nouvelle", voire "une réussite" compte tenu de l'absence de communication institutionnelle du gouvernement et des difficultés d'utilisation de la plateforme de recueil des soutiens.

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