La frontière franco-allemande partiellement fermée à partir de lundi — Coronavirus

La frontière entre la France et l'Allemagne sera fermée dès ce lundi 16 mars 2020

La frontière entre la France et l’Allemagne sera fermée dès ce lundi 16 mars 2020

L'Allemagne va mettre en place des contrôles très renforcés dès 8h du matin et parle de "fermeture partielle" de sa frontière avec la France: seuls les travailleurs transfrontaliers et les transports de marchandises seront autorisés à passer, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale à Berlin, confirmant des informations du quotidien Bild.

Cette mesure "temporaire" mais non limitée à ce stade dans le temps démarrera lundi à 08h00 locales, a annoncé M. Seehofer lors d'une conférence de presse à Berlin.

"Les personnes n'ayant pas de raison particulière de venir ne pourront pas entrer", a-t-il dit.

La police allemande a entamé dans la matinée de lundi 16 mars ses contrôles aux frontières avec cinq pays, notamment la France, qui restreint fortement les entrées dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de coronavirus. En 72 heures, le nombre de cas a été multiplié par deux. En France, le bilan est passé dimanche soir à 120 morts pour 5400 cas, selon le ministre de la santé Olivier Véran. Mais elle aussi en parallèle été peu appréciée à Paris, où on l'a jugé exagérée.

Une des raisons invoquées par les autorités allemandes, outre le contrôle de l'épidémie, est d'éviter que les citoyens des pays frontaliers ne viennent réaliser des achats de masse dans les magasins allemands et y vider les rayons, un phénomène déjà constaté.

La restriction de la circulation ne concerne pas à ce stade les autres pays frontaliers de l'Allemagne, jugés à ce stade moins problématiques, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne ou la République tchèque. Mais ce n'est pas une fermeture": "alors que de plus en plus de pays européens ferment leurs frontières pour limiter la propagation du coronavirus, Paris se refuse toujours à prendre pareille décision mais fait un premier pas en ce sens, selon une source au ministère de l'Intérieur citée par l'AFP. "La protection de la population doit avoir la priorité, il faut ralentir la progression du virus et pour cela il est nécessaire d'empêcher sa propagation de part et d'autre des frontières", a-t-il dit.

Dernières nouvelles