Controverse à Londres — "Immunité collective"

Controverse à Londres —

Controverse à Londres — "Immunité collective"

Boris Johnson s'appuyant sur l'avis d'un comité scientifique, va-t-il miser sur la stratégie de l'"immunité collective"?

La réponse du gouvernement britannique, qui tranche avec les mesures radicales prises dans les pays voisins européens, vise à alléger la pression sur les services de santé et à favoriser l'émergence d'une "immunité collective", comme aux Pays-Bas.

"Il n'est pas possible d'éviter que tout le monde attrape le virus". Selon cet ex-chef de la recherche et développement du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), un tel processus pourrait fonctionner si 60% de la population était atteinte. Et donc que plusieurs millions développent une forme grave de la maladie.

Selon des documents révélés lundi par le Guardian, les services de santé britanniques estiment que jusqu'à 80% des Britanniques pourraient être contaminés, conduisant à près de huit millions d'hospitalisations, et l'épidémie pourrait durer un an.

"Le Premier ministre a dit que nous sommes engagés dans une guerre contre cette maladie que nous allons devoir gagner", a rapporté sa porte-parole. Ce samedi à la BBC, elle a déclaré: "On peut parler théorie, mais pour l'instant nous sommes dans une situation où il faut agir". "Nous n'en savons pas assez sur ce virus, il n'a pas atteint la population depuis assez longtemps pour savoir quels sont ses effets sur le plan immunologique", a-t-elle ajouté.

Sous le feu de critiques et d'après les médias britanniques, Boris Johnson pourrait revoir sa copie. Il s'apprête à revoir son approche et à interdire les rassemblements de masse.

Toujours selon la presse britannique, outre la fermeture des pubs et des restaurants, ou encore des écoles, mesures déjà mise en place dans plusieurs pays en Europe, le gouvernement anglais envisage des réquisitions de cliniques et même d'hôtels pour soigner les patients. "Ça fait partie de notre plan d'action, oui, nous le dévoilerons plus en détail le moment venu", a-t-il déclaré.

Le pays a franchi samedi le cap du millier de personnes contaminées, avec 1140 personnes testées positives, contre 798 la veille.

Quant aux mesures mises en place par les autorités britanniques avant le durcissement de lundi - qui se fondaient sur l'isolement des cas suspects sans aucune limitation pour le reste de la population - elles auraient pu selon les auteurs de cette étude se solder par la mort de 250.000 personnes et un système de santé débordé bien au-delà de ses capacités.

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