La Bourse de Paris poursuit sa dégringolade — Coronavirus

Des traders à la Bourse de New York le 13 mars 2020

Des traders à la Bourse de New York le 13 mars 2020

Wall Street a ouvert par un plongeon, conduisant à une suspension des échanges. Mais sur l'ensemble de la semaine dernière, il avait plongé de 20%. Hong Kong, Shanghai, Shenzhen, Tokyo, partout en Asie la baisse a été au rendez-vous. L'indice phare parisien a touché en cours de séance un plus bas depuis juillet 2013, en tombant sous les 3.700 points.

La monnaie européenne continuait de grimper face au dollar, toujours à la suite de la décision dimanche de la Fed de baisser radicalement ses taux d'intérêt: un euro valait 1,1166 dollar, contre 1,1156 dollar lundi à 19 h GMT. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average chutait de 4,56%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 4,76% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 4,54%.

"La matinée a été encore brutale sur les marchés" face au spectre de la récession, a souligné David Madden, un analyste de CMC Markets.

L'opération vise à assurer une disponibilité suffisante en dollar américain sur le marché et concerne la Réserve fédérale américaine, la BCE et les banques centrales du Japon, du Royaume-Uni, du Canada et de Suisse, selon un communiqué de l'institut monétaire de Francfort.

"Les marchés comprennent que la récession est presque garantie. Les autorités aident en injectant de l'argent mais ne peuvent stopper (la récession) ", ajoute Jasper Lawler. Malgré les mesures annoncées par la Fed (taux compris entre 0 et 0,25%, et l'injection sur marché de liquidités et de dollars), les bourses européennes continuent d'accuser le coup. Une manœuvre qui rappelle de mauvais souvenirs: la dernière fois que la Fed avait abaissé ses taux à un tel niveau remonte à décembre 2008, en pleine crise des " subprimes ". En effet, l'euro continue d'évoluer dans son range dans lequel il évolue depuis jeudi malgré la baisse des taux directeurs de 100 bps de la Fed à 0% et le lancement d'un programme d'assouplissement quantitatif de 700 milliards de dollars. Son objectif annuel de rachats de fonds négociés en Bourse a été ainsi doublé à 12.000 milliards de yens (101 milliards d'euros).

Les statistiques du jour se sont révélées nettement pires que prévu pour la deuxième économie mondiale, paralysée par la lutte contre l'épidémie.

En Chine, la production industrielle s'est contractée pour la première fois en près de 30 ans tandis que les ventes de détail se sont effondrées, ce qui montre l'étendue des dégâts en attendant d'y voir plus clair sur l'impact économique de la pandémie en Europe et aux Etats-Unis.

L'Europe a été déclarée comme le nouvel épicentre de la pandémie mondiale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la plupart des pays tournent au ralenti avec de nombreux commerces, services et entreprises en difficulté.

L'Europe a renforcé ses barricades ce week-end, en imposant le confinement quasiment total dans plusieurs pays. Les Etats-Unis prennent le même chemin avec des écoles fermées, des bars-restaurants et casinos dorénavant portes closes à New York comme à Los Angeles, ou Las Vegas.

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