Air France-KLM : réduction drastique de l'offre et chômage partiel

Coronavirus : Air France-KLM va clouer au sol presque tous ses avions

Suite à l'extension de la crise du COVID-19, Air France-KLM prend des mesures d'exception

Cette annonce a été faite aux organisations syndicales lors d'un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire qui s'est tenu lundi matin à Roissy.

KLM, branche néerlandaise d'Air France-KLM, a dévoilé vendredi un ensemble de mesures censé lui permettre de passer la crise sanitaire avec jusqu'à 2.000 suppressions d'emploi et l'annulation d'au moins 40% de ses vols dans les mois à venir.

"Le Groupe Air France-KLM va devoir au cours des prochains jours réduire progressivement son activité de manière très significative, avec une offre en sièges kilomètres offerts (SKO) qui pourrait baisser entre -70 % et -90 % ", a indiqué le groupe dans un communiqué.

C'est de 70% à 90% que Air France-KLM va réduire son activité aérienne jusqu'à la mi-mai 2020 minimum, immobilisant au sol plus des deux tiers de sa flotte (des Airbus 380 pour Air France, des Boeing 747 pour KLM, sur 550 avions en tout).

Il précise en outre que le groupe a déjà engagé "des mesures fortes" pour "sécuriser sa trésorerie", parmi lesquelles 200 millions d'euros d'économies pour 2020, la mise en oeuvre de chômage partiel ou encore une réduction de 350 millions d'euros de son plan d'investissement "auxquels s'ajoutera l'impact de la baisse d'activité sur le montant des investissements de maintenance". Cette réduction est prévue pour une période de deux mois.

Air France-KLM a tiré la semaine dernière une ligne de crédit renouvelable pour un montant total de 1,1 milliards d'euros et KLM a pour sa part tiré une ligne de crédit renouvelable pour un montant total de 665 millions d'euros. "Le groupe et ses filiales disposaient à la date du 12 mars de plus de 6 milliards d'euros de liquidités à la date du 12 mars", précise Air France-KLM.

L'annonce de la dégradation des résultats a littéralement fait plonger le titre. Le groupe estime en effet que sa baisse d'activité ne sera compensée "qu'à hauteur de 50% environ par la baisse des coûts variables avant mesures d'économie", selon le communiqué.

Une source au ministère français des Finances a déclaré samedi qu'une montée de l'Etat français au capital d'Air France-KLM "n'est pas d'actualité aujourd'hui".

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