"Virus chinois": Pékin "indigné" par le tweet de Donald Trump

Virus chinois Pékin se dit indignée par le tweet de Trump qui stigmatise la Chine

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Et les autorités chinoises s'indignent de ses propos.

Ce lundi, alors que le Covid-19, poursuivait sa course folle et que le monde enregistrait déjà plus de 175 000 cas confirmés; le président américain Donald Trump dans un tweet faisait référence au virus comme étant un "virus chinois". "Je pense que c'est une formule très exacte", a déclaré M. Trump. "Toujours selon l'officiel chinois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la communauté internationale auraient clairement " déconseillé " toute liaison du virus à des pays et régions spécifiques, notamment à la Chine ou à la ville de Wuhan, premier foyer du virus; pour " éviter toute discrimination ou stigmatisation ".

Il s'agit d'une réponse à la décision "scandaleuse" de Washington de réduire fortement le nombre de Chinois autorisés à travailler pour cinq médias de Pékin aux États-Unis, a indiqué dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. Quant à l'agence de presse officielle Chine nouvelle, elle a dénoncé l'utilisation d'expressions "racistes et xénophobes pour rejeter la responsabilité de l'épidémie sur d'autres pays ". Jeudi dernier, un autre porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a laissé entendre sur Twitter que l'armée américaine aurait pu introduire le virus dans le pays. C'est le chef de la diplomatie américaine en personne, Mike Pompeo, qui a joint par téléphone le plus haut responsable du Parti communiste chinois (PCC) pour la politique étrangère, Yang Jiechi.

Donald Trump a toutefois assuré que l'accord commercial en forme de trêve dans la guerre des taxes douanières, conclu après des mois de négociations, ne pâtirait pas des nouvelles tensions liées au coronavirus.

Lorsque l'épidémie a commencé à s'étendre au-delà de la Chine, le gouvernement américain a oscillé entre dénonciations d'un manque de transparence initial côté chinois, et marques de " confiance " du président américain à son homologue Xi Jinping.

La semaine dernière, Mike Pompeo avait ainsi profité de la présentation du rapport annuel du département d'Etat sur les droits humains pour dénoncer la répression des minorités musulmanes dans la région du Xinjiang.

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