Coronavirus : Un premier essai clinique pour un vaccin lancé à Seattle

AFP  J. Barlow

AFP J. Barlow

Des chercheurs américains ont développé un vaccin contre le Coronavirus: " Tout le monde veut faire ce qu'il peut dans cette situation d'urgence ".

La course mondiale pour trouver un vaccin contre le coronavirus est largement entamée.

Le vaccin se nomme mRNA-1273 et a été développé par des scientifiques des NIH et de l'entreprise de biotechnologies Moderna, basée à Cambridge dans l'Etat du Massachusetts.

Un dénouement d'autant plus important que le président de la start-up, Daniel Menichella, estime que son candidat-vaccin sera prêt d'ici quelques mois.

Mais les participants devront encore passer par différentes phases afin de déterminer si le vaccin est efficace et sécurisé. Elle consiste à combiner l'ADN du virus avec l'ADN d'un virus inoffensif, pour créer une nouvelle entité cellulaire capable de provoquer une réponse immunitaire.

Le laboratoire pharmaceutique américain Gilead Sciences a de son côté accéléré la production de l'antiviral remdésivir, considéré pour l'heure comme le traitement le plus prometteur face au coronavirus. En Chine et en Corée du Sud, la société Inovio Pharmaceuticals devrait commencer des tests le mois prochain. Cette technologie est déjà à la base de leur vaccin antigrippe, et a fait preuve d'une protection partielle contre le SRAS sur des animaux.

Les responsables de la santé publique ont cependant précisé qu'il faudra attendre entre 12 et 18 mois pour valider entièrement tout vaccin potentiel.

Financé par l'État américain, cet essai doit durer six semaines, et est testé sur 45 volontaires.

Les Instituts américains de la santé (NIH) ont annoncé, le 16 mars 2020 le début d'un premier essai clinique pour un vaccin contre le Covid-19 réalisé par Moderna. Ce premier essai a eu lieu lundi sur une mère de deux enfants résidant aux États-Unis. C'était lors d'une conférence de presse en présence du ministre catalan de la Santé, Alba Vergés.

Les essais cliniques de chloroquine, un anti-paludique, menés à Marseille pour soigner les malades atteints du Covid-19 sont "prometteurs" et vont être étendus, a indiqué ce mardi le gouvernement français. Elle est, en fait, le foyer épidémique du virus aux États-Unis, elle est donc la première ville à effectuer des essais cliniques. D'après ses résultats, "au bout de six jours de traitement par Plaquenil, 25 % seulement des patients seraient encore porteurs du virus, la proportion étant de 90 % chez ceux ne recevant pas le traitement, indique Le Monde". L'étude sera ensuite élargie à un plus grand nombre de patients.

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