Les prix du pétrole s'enfoncent au plus bas depuis 18 ans

L'effondrement du trafic aérien provoque une chute de la consommation de kérosène

L'effondrement du trafic aérien provoque une chute de la consommation de kérosène

Les cours du pétrole se sont de nouveau effondrés mercredi dans un marché asphyxié par un excédent d'offre et plombé par une dégringolade de la demande mondiale en raison de la pandémie de coronavirus.

Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a encore perdu le 18 mars 4,53% à 25,73 dollars pour le contrat à terme d'avril coté sur la bourse de Nymex (New York Mercantile Exchange).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 27,12 dollars à Londres, en baisse de 5,60%, quelques instants après avoir atteint 26,65 dollars, un plancher depuis 2003.

"Le brut est confronté au plus grand choc de la demande de son histoire, dû à l'arrêt du commerce dans le monde entier à cause de la pandémie, et dans le même temps l'Arabie saoudite et la Russie augmentent drastiquement l'offre dans le but de pousser d'autres producteurs à la faillite " a estimé Matt Weller, de Gain Capital. "Ce qui n'est certainement pas le cas à l'heure actuelle", a-t-il ajouté.

Cela ne semblait toujours pas être à l'ordre du jour mardi pour l'Arabie saoudite, qui a annoncé vouloir accroître ses exportations de pétrole à plus de 10 millions de barils par jour, exerçant une pression supplémentaire sur les cours.

"L'effondrement de la demande de pétrole due à la propagation du coronavirus semble de plus en plus aigu", a déclaré Goldman Sachs dans une note prévoyant une baisse du prix du Brent à 20 dollars au deuxième trimestre, un niveau jamais vu depuis début 2002.

Parmi eux l'Irak, qui " demande instamment une nouvelle réunion OPEP+ (...) pour discuter des mesures immédiates à prendre pour aider à équilibrer le marché du pétrole", a rapporté Al Stanton, de RBC.

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