Pyongyang cherche à attirer l'attention, selon Séoul — Tirs nord-coréens

Le leader nord-coréen Kim Jong Un le 2 mars 2020 sur un site militaire non préciséPlus

Le leader nord-coréen Kim Jong Un le 2 mars 2020 sur un site militaire non préciséPlus

Ouchanka noire sur la tête, une paire de jumelles dans les mains, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a supervisé le dernier essai militaire de son pays, selon l'agence de presse nord-coréenne KCNA, la Corée du Sud voyant dans les derniers tirs de Pyongyang une tentative d'attirer l'attention de Washington et Séoul.

Les chefs d'état-major interarmées de Séoul ont déclaré dans un communiqué avoir détecté les trois lancements effectués dans une ville de la province du Hamgyong du Sud. Selon la présidence sud-coréenne, ces essais ne facilitaient pas les efforts destinés à instaurer une paix durable dans la péninsule sud-coréenne. Le JCS avait dans un premier temps fait état de "trois projectiles", avant de changer sa description pour évoquer de "multiples" tirs. Le ministère japonais de la Défense a annoncé, de son côté, que la Corée du Nord avait lancé ce qui apparaît être des "missiles balistiques " - chose strictement interdite à Pyongyang par les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Ces lancements surviennent alors que les négociations entre Washington et Pyongyang sur les programmes nucléaire et balistique nord-coréens sont dans l'impasse.

Plus d'un an après le fiasco du deuxième sommet entre M. Kim et le président américain Donald Trump, la Corée du Nord n'a cessé de travailler au développement de ses programmes d'armement, estiment les experts.

La Corée du Nord a annoncé il y a une semaine que Kim Jong-un avait supervisé un " tir d'artillerie de longue portée ", après que Pyongyang eut menacé de faire la démonstration d'une nouvelle arme.

La Corée du Nord a fermé ses frontières et pris des mesures drastiques pour tenter d'éviter que ne se propage sur son sol l'épidémie de coronavirus.

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