Ce groupe sanguin est-il plus exposé que les autres — Coronavirus

Coronavirus: quel est le groupe sanguin le plus touch

Des chercheurs établissent un lien entre le groupe sanguin et le risque d'infection au coronavirus

Des scientifiques chinois ont trouvé un lien entre le groupe sanguin et la sensibilité au coronavirus. Un résultat qui n'est pas encore vérifié par la communauté scientifique.

Plusieurs articles reprennent, vendredi 20 mars, une étude chinoise qui affirme que les personnes du groupe sanguin A seraient plus susceptibles d'être contaminées par le coronavirus. En effet, le groupe sanguin A semble plus exposé au Coronavirus, puisqu'en plus d'avoir un taux important d'infection, il est fort probable qu'il développe des formes plus graves du virus. Ces affirmations se basent sur de vrais tests, mais leurs résultats ne peuvent pas encore être considérés comme fiables. La Cellule Vrai du Faux vous explique.

Des tests menés sur 1.775 patients infectés de l'hôpital Jinyintan de Wuhan (dont 206 sont décédés) ont montré que 37,75% présentaient un groupe sanguin A, 26,42% un groupe B, 25,80% un groupe O et 10,03% un groupe AB. Quant au groupe sanguin O, il "présentait un risque significativement plus faible de maladie infectieuse par rapport aux groupes sanguins non O", précisent-ils encore. Cette expérience a été conduite également à Shenzhen et un écart similaire a été noté. Cependant, prudence sur les conclusions: l'écart observé est léger et ne signifie pas que les personnes du groupe A sont beaucoup plus en danger, ni que celles du groupe O ont moins à craindre.

Toutefois, les auteurs de l'étude ont tenu à souligner eux-mêmes qu'il ne s'agit que d'une "pré-publication". "Ils ne doivent pas être utilisés en qualité de guides de pratique clinique ou de comportements liés à la santé et ne doivent pas être non plus mentionnés par les médias comme des vérités établies". Ce phénomène s'expliquerait notamment par la présence d'anticorps anti-A (qui sont absents chez les personnes du groupe A ou AB), lesquels bloquent l'interaction entre la protéine de la membrane du virus et le récepteur cellulaire de notre organisme. Des mécanismes qui " auront besoin d'autres études pour être élucidés ".

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