Il est "probable que nous soyons obligés de prolonger le confinement" — Coronavirus

Un contrôle de police sur la Promenade des Anglais à Nice

Un contrôle de police sur la Promenade des Anglais à Nice. REUTERS Eric Gaillard

La porte-parole du gouvernement, interrogée sur BFM ce 20 mars, a déclaré que la période initiale de douze jours de confinement était "minimale".

Ce même jour, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement a annoncé, sur BFMTV et RMC, qu'il est "assez probable" que la période de confinement sera prolongée, rapporte Le Figaro. En revanche, la mise en place d'un couvre feu n'est "pour l'instant pas envisagée", a-t-elle affirmé.

"Il est important qu'il y ait une prise de conscience, a insisté vendredi Mme Ndiaye".

Puis "les stocks ont progressivement diminué" et il n'y avait plus que "140 millions de masques chirurgicaux" au début de la crise en 2019, dont une partie était "inutilisable, parce que c'étaient des masques pour enfants", précise-t-elle.

Avec le Premier ministre Edouard Philippe et les principaux ministres concernés, le président devrait notamment faire le point, au ministère de l'Intérieur, sur la mise en œuvre des mesures de restriction de circulation qu'il a annoncées lundi.

Il faudra attendre "entre deux et quatre semaines" pour en observer les effets sur la dynamique de l'épidémie, a estimé la directrice générale de l'agence sanitaire Santé publique France, Geneviève Chêne. "Quand il a indiqué que nous rentrerions en confinement, il l'a dit pour '12 jours au moins'". Je pense que ça va être plus long. Cela dépendendra un peu de la courbe d'épidémie, du nombre de nouveaux cas qu'on va avoir (.). Il a déploré jeudi que trop de Français les prennent à la légère.

Dans un communiqué au chef de l'Etat, l'Intersyndicale nationale des internes (Isni) a appelé les autorités à "cesser les demi-mesures et les discours équivoques" et réclamé un "confinement total et absolu de l'ensemble de la population". Il sera examiné dès vendredi par l'Assemblée nationale.

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