Coronavirus en France: début d'un essai clinique avec 800 patients

L'hôpital Bichat à Paris est l'un des cinq hôpitaux français à tester un essai clinique pour traiter le coronavirus

L'hôpital Bichat à Paris est l'un des cinq hôpitaux français à tester un essai clinique pour traiter le coronavirus

Il s'agit d'un projet européen [1] dont la partie française est financée par les Ministères de l'Enseignement Supérieur de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) et de la Santé et des Solidarités (MSS).Il est piloté par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1). Le choix de ces molécules s'est également basé sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l'Organisation Mondiale de la Santé.

Dans le détail, ce sont 3200 patients durement atteints, dont près de 800 malades français qui vont participer à cet essai qui devrait durer plusieurs semaines et dont l'issue est à ce stade incertaine.

"Ce qui compte aujourd'hui, (.) c'est qu'on produise tous, tous ensemble, des connaissances scientifiques en urgence dans des bonnes conditions pour que très rapidement les solutions apparaissent, qu'elles soient négatives ou positives", selon le Pr Salomon. Ainsi, les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d'autres molécules qui émergeront de la recherche et des données scientifiques. Au niveau français, le pool de départ sera constitué de cinq hôpitaux: Paris - hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon.

Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus va débuter en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et au... Le recrutement démarre aujourd'hui. L'essai "a pour but d'analyser l'efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité", explique l'Inserm dans un communiqué, relayé par Reuters.

Des résultats d'ici 15 jours?

L'Inserm précise en outre que les données de cet essai clinique viendront compléter celles recueillies lors d'un autre essai mis sur pieds par l'OMS et baptisé "Solidarity". La publication de son article de recherche le 20 mars dans la revue International journal of antimicrobial agents, qui affirme démontrer l'efficacité de l'hydroxy-chloroquine contre le COVID-19 grâce à un essai clinique ouvert non randomisé sur un petit nombre de patients, a suscité de vives réactions.

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