Pourquoi la Belgique a détruit-elle des masques périmés sans les remplacer ?

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Ces quelque six millions de masques FFP2 avaient été acquis à l'occasion de l'épidémie de grippe H1N1 en 2009.

Le site internet Le Vif s'est procuré une copie du procès-verbal de la réunion du 6 février dernier du Risk Management Group - "la structure coordonnant spécialistes de l'administration et des hôpitaux et qui fournit des recommandations au Conseil national de sécurité, présidé par la Première ministre Sophie Wilmès" - pour appuyer ses informations.

Depuis l'émergence du nouveau coronavirus sur le continent européen, les autorités belges cherchent dans l'urgence et pas toujours opportunément à se procurer des masques de protection sur un marché très tendu.

Le cabinet De Block donne une autre version des faits, lundi soir.

Contactée par RTL, la ministre de la Santé a expliqué que le stock en question n'avait pas été conservé dans de bonnes conditions à la Défense et avait été détruit en 2017. "Les masques étaient ainsi devenus inutilisables", rappelle-t-il.

Suite à une information du Vif évoquant la destruction de millions de masques "périmés", le cabinet de Maggie De Block a tenu à réagir.

Un "plan" a été demandé en ce sens au SPF Santé publique, mais une telle solution globale est plus complexe. Mais le porte-parole Jelle Boone a déclaré que le ministre voulait dire que huit semaines était la période de temps pendant laquelle le virus serait présent dans le pays. "Acheter des masques sans plan revient à gaspiller l'argent du contribuable", justifie enfin le cabinet de la ministre de la Santé. Mais les autorités sanitaires reconnaissent elles-mêmes que le nombre de cas est sous-estimé car les tests de dépistage ne sont pratiqués que sur les personnes hospitalisées avec des symptômes aigus et sur les soignants ayant de la fièvre.

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