Les États-Unis offrent 15 millions de dollars pour capturer Nicolas Maduro

Nicolas Maduro lors d'une conférence de presse dans son palais présidentiel à Caracas

Les Etats Unis ont inculpé le président vénézuélien de"narco-terrorisme Le Journal horaire 1 min. à 17:00

Le président américain Donald Trump "s'en prend de nouveau au peuple vénézuélien et à ses institutions démocratiques en ayant recours à une nouvelle forme de coup d'État sur la base d'accusations misérables, vulgaires et infondées ", a déclaré Jorge Arreaza lors d'une allocution télévisée.

Les États-Unis, qui accusent le président Vénézuélien Nicolas Maduro d'avoir des liens avec des cartels de trafiquants de drogue, offrent jusqu'à 15 millions de dollars pour toute information pouvant permettre son arrestation et plusieurs de ses proches.

Une nouvelle étape dans les tensions entre les États-Unis et le pouvoir vénézuélien. Ils sont accusés d'"avoir participé à une association de malfaiteurs qui implique une organisation terroriste extrêmement violente, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), et à un effort pour inonder les États-Unis de cocaïne", a déclaré le ministre, lors d'une visioconférence de presse.

Selon l'acte d'inculpation, il s'est enrichi au passage, acceptant notamment en 2006 cinq millions de dollars des FARC après les avoir aidés à blanchir de l'argent.

Outre Nicolas Maduro, le numéro deux du parti présidentiel, Diosdado Cabello, le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez ou le chef de la Cour suprême du Venezuela figurent parmi les personnes inculpées.

Il a précisé que les Etats-Unis ne reconnaissaient pas Nicolas Maduro comme le président du Venezuela, tout comme ils ne reconnaissaient Manuel Noriega comme président du Panama lorsqu'ils l'ont inculpé en 1989 pour trafic de drogues. Il a été réélu pour un 2e mandat, en 2018, à la suite d'un boycott électoral pratiqué par l'opposition.

Julio Borges, nommé "commissaire aux relations extérieures" par Juan Guaido, a d'ailleurs salué les inculpations annoncées jeudi.

Washington tente depuis d'asphyxier le gouvernement de Nicolas Maduro avec une série de sanctions économiques.

Pour rappel, Donald Trump, soutien de l'opposant Juan Guaido, ne rate aucune occasion pour tenter d'évincer l'héritier politique de Hugo Chavez.

Jeudi, huit pays dont le Venezuela ont demandé au secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres la suspension des sanctions économiques américaines afin de "rejeter la politisation d'une telle pandémie": "Nous vous exhortons à demander la levée immédiate et totale de ces mesures illégales, coercitives et arbitraires de pression économique [.] afin de permettre une réponse totale et efficace de tous les membres de la communauté internationale face au coronavirus", ont demandé dans cette lettre l'Iran, la Russie, la Chine, le Venezuela, la Corée du Nord, le Nicaragua, Cuba et la Syrie.

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