Où sont transférés les patients du Grand Est — Coronavirus

Le transport se fera a priori dimanche par le biais de deux trains médicalisés

Le transport se fera a priori dimanche par le biais de deux trains médicalisés

Le train parti de Nancy avec 24 malades est entré peu après 15H00 en gare de Bordeaux dont certains accès avaient été bouclés par un important dispositif policier.

Les deux TGV médicalisés qui évacuent les 36 malades à destination de la Nouvelle-Aquitaine ont quitté dimanche 29 mars, presque simultanément les gares de Mulhouse et Nancy vers 10h45 avec un total de 36 malades à leur bord. Une vingtaine d'ambulances et des dizaines de personnels soignants en blouse blanche intégrale les y attendaient pour les diriger vers des établissements de la capitale girondine, mais aussi de Libourne, Pau et Bayonne. Une fois sur place les malades ont été répartis dans les hôpitaux de la région. Le TGV présente l'avantage d'être "particulièrement stable par rapport aux autres vecteurs et finalement particulièrement sécuritaire".

Il s'agit de patients "en état d'être transférés, sans complication en cours [.] Ils sont toujours intubés, ventilés, endormis et ils n'ont pas besoin d'être mis sur le ventre pour respirer", selon le docteur François Braun, chef des urgences du centre hospitalier régional de Metz.

Un tout premier transfert en TGV médicalisé jeudi avait déjà permis de conduire 20 patients vers des hôpitaux des Pays-de-Loire. Vendredi, la région comptait 188 lits de réanimation disponibles sur 561 places, une marge de manœuvre qui lui permet donc de participer encore à cet effort de solidarité interrégionale, même si là aussi on s'attend prochainement à un pic de contamination.

Avec 490 hospitalisations comptabilisées samedi, dont 127 en réanimation ou soins intensifs, la Nouvelle-Aquitaine figure parmi les régions les moins touchées par l'épidémie.

"Nous avons aussi pensé que le fait de les accueillir tout de suite nous permettrait de faire en sorte que la plupart sortent en bonne forme avant que l'essentiel de la vague ne nous frappe (en Nouvelle-Aquitaine)", a expliqué vendredi Michel Laforcade, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine.

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