Les hôpitaux de Paris testent l'oxygénation de patients à domicile (Hirsch) — Coronavirus

Evolution du nombre de cas de Covid-19 en France au 27 mars

Evolution du nombre de cas de Covid-19 en France au 27

L'assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) teste la possibilité d'oxygénation de patients à domicile, pour faire face à l'afflux de malades du Covid-19 en Ile-de-France, explique son directeur général, Martin Hirsch, dans une interview à paraître mardi dans Libération.

Deux trains à grande vitesse médicalisés ont quitté quasi simultanément vers 09H45 GMT les gares de Mulhouse et de Nancy avec ces 36 malades à leur bord, des patients en réanimation, dont l'embarquement avait débuté aux premières heures du jour.Après avoir été acheminés vers les deux gares par un ballet d'ambulances, ils ont été hissés, en civière, dans les trains, par des dizaines de membres du personnel soignant, protégés de pied en cap par des combinaisons, des sur-blouses, des masques et des charlottes.L'objectif est de désengorger les hôpitaux du Grand Est, qui comptait samedi 3.777 personnes hospitalisées, dont 786 en réanimation, et 757 des 2.314 décès enregistrés pour tout le pays samedi."Il faut libérer des lits, il faut absolument donner de l'air aux services de réanimation".

Jérôme Salomon a déclaré que "288 patients lourds, graves, nécessitant des soins complexes (avaient été) transférés vers des régions moins en tension". D'autres transferts depuis l'Île-de-France sont également prévus mercredi dans la soirée et demain, a fait savoir l'AP-HP.

Dimanche, 36 patients en réanimation du Grand-Est ont été transportés en TGV médicalisé à Poitiers et à Bordeaux (Nouvelle Aquitaine). En France, le virus a fait 3.523 morts sur 52.128 cas. Le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, n'a pas souhaité préciser la destination de ce convoi, mais a souligné qu'avec 870 malades du Covid-19 en réanimation, "le nombre de patients tangente le nombre de lits disponibles" dans le centre hospitalier universitaire francilien. "Ça ne veut pas dire qu'on est complètement saturé", a-t-il nuancé lors d'un point presse téléphonique, assurant que l'AP-HP "continue à ouvrir des lits".

Pour sa part, le directeur médical de crise de l'AP-HP, Bruno Riou, a indiqué que ces transferts constituent une "soupape de sécurité extrêmement importante". "On avait 200 malades en réanimation mi-mars, 1.000 le 24 mars et 1.900 aujourd'hui" - pour une durée en moyenne de deux semaines. "Jusqu'à la semaine dernière, on était dans un environnement de travail classique, mais depuis ce week-end ont fait de la réanimation "hors les murs" ", c'est-à-dire dans d'autres services de l'hôpital, a-t-il signalé.

Il a détaillé que Covidom 02 allait permettre de "faire en sorte que des patients puissent sortir de médecine aiguë plus rapidement de sorte à pouvoir en accueillir d'autres, par exemple sortant de réanimation". "On teste s'il est possible de suivre leur état de santé et leur niveau de saturation en oxygène à domicile".

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