Le ver marin arénicole va-t-il guérir les malades — Coronavirus

Une infirmière prépare l'accueil de patients atteints par le coronavirus dans une unité de soins intensifs à Verduno, le 29 mars 2020

Le ver marin arénicole va-t-il guérir les malades — Coronavirus

"On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ndlr) a déjà validé l'essai", a indiqué lundi 30 mars à l'AFP le docteur en biologie marine Franck Zal, à la tête de la société bretonne. "La molécule ne guérit pas le coronavirus, rappelle-t-il, mais elle peut être utilisée en cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA)".

Il s'appelle l'arénicole. Un ver commun de notre littoral puisqu'il fait ces petits serpentins de sable que l'on voit souvent sur la plage quand la mer se retire.

Veuillez vous connecter pour lire l'intégralité. Le sang de ce ver marin a des propriétés incroyables: il apporte 40 fois plus d'oxygène aux organes que le nôtre et en plus il est donneur universel c'est-à-dire compatible avec tous les groupes sanguins.

"Le but est d'utiliser cette molécule comme une sorte de respirateur moléculaire avant que les patients ne basculent dans un processus lourd de réanimation", a fait valoir le patron d'Hemarina Franck Zal, rappelant le manque actuel de respirateurs artificiels.

Le professeur Lantieri avait notamment utilisé ce procédé lors de la première greffe totale de visage en 2018 afin de permettre une meilleure oxygénation du greffon.

Un ver marin pourrait venir en aide aux patients atteints du coronavirus.

"C'est une molécule qui pourrait être administrée avant l'intubation pour permettre de soulager les patients pour avoir une pression partielle en oxygène suffisante pour éviter l'asphyxie" explique Franck Zal, chercheur et fondateur d'Hemarina sur Europe 1. Je suis en contact avec eux plusieurs fois par jour, parfois jusqu'à deux heures du matin, pour répondre à leurs questions.

Basé à Morlaix (Finistère), il s'apprête à envoyer aux hôpitaux parisiens Georges Pompidou et de la Pitié-Salpêtrière, où l'essai doit avoir lieu, une centaine de doses de son produit injectable. L'entreprise, qui dispose de sa propre ferme d'élevage de vers marins en Vendée, dispose de 5.000 doses immédiatement disponibles et pourrait en produire "assez rapidement" 15.000 autres.

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