Coronavirus: Edouard Philippe évoque un "déconfinement" par classes d'âge ou par région

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Extraits de l'article du journal " Le Parisien ": Coronavirus: déconfinement, tests, bac... ce qu'il faut retenir de l'interview d'Edouard Philippe. C'est la tendance après les déclarations d'Édouard Philippe, ce jeudi soir, sur le plateau du JT de 20 h sur TF1.

Ce jeudi 2 avril 2020, le Premier Ministre Édouard Philippe est l'invité d'une émission spéciale intitulée "Le Premier ministre face à la crise" et diffusée sur TF1 et LCI. Il a juste pu mettre sur la table ses propres questionnements...

"Le déconfinement dépendra d'éléments essentiels, auxquels nous n'avons pas à ce jour les réponses: existera-t-il un traitement?". Comment le virus aura-t-il circulé et immunisé la population? Qu'en sera-t-il par ailleurs du contrôle des gens arrivant sur notre territoire? Le Premier Ministre a déclaré que " le virus n'aura pas totalement disparu quand on passera au déconfinement ", et que donc celui-ci " interviendra de façon progressive pour éviter que dans deux, trois semaines, un mois, deux mois, on ne soit frappé par une deuxième vague ". Le Premier ministre est revenu sur les différents scenarii possibles à propos de la sortie du confinement, ainsi que sur la capacité des actuelle et à venir des hôpitaux en France. Ensuite, Edouard Philippe a affirmé que "la digue tenait bon" pour le moment, en précisant que la capacité actuelle en terme de places de réanimation était "en constante progression". "Nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement qui serait général et absolu, en une fois, partout et pour tout le monde", a ainsi indiqué le premier ministre.

Pour la suite, "il faudra donner à l'hôpital les moyens de se reconstruire, en tirant les enseignements de cette épidémie, tout en ayant conscience qu'aucun système n'avait été formaté pour faire face à une telle épidémie. La crise d'avant prépare rarement à celle d'après..." Dans la période actuelle, il ne doit pas y avoir de départ en vacances. Sur la table, on trouve l'hypothèse d'un contrôle continu total, sans épreuves finales; mais il se pourrait aussi qu'il y ait une ou deux épreuves. Il est, pour le moment, prévu pour le mois de juin, à condition que le Conseil scientifique rende un avis positif.

"La crise sanitaire va devenir une crise économique, ce serait la pire chose à faire que d'augmenter les impôts", assure Édouard Philippe qui précise que la France devra s'appuyer sur l'emprunt pour franchir cette crise: "Une fois la crise passée, il faudra organiser le tissu économique pour produire à nouveau de la richesse et redémarrer les secteurs d'activité qui auront subi un coup d'arrêt ".

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