Coronavirus : le préfet de Police de Paris s'excuse après ses propos polémiques

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Coronavirus : le préfet de Police de Paris s'excuse après ses propos polémiques

Le représentant de l'Etat avait choqué, dans la matinée, en faisant un lien entre l'hospitalisation des patients et le non-respect du confinement décrété pour faire face au coronavirus. Au micro de BFM, Didier Lallement le préfet de Paris a déclaré ce vendredi matin que "ceux qu'on trouve aujourd'hui en réanimation, ce sont ceux qui n'ont pas respecté le confinement. Il y a une corrélation très simple ", a lancé celui dont les propos sont souvent très musclés. "Ce qui est vrai, c'est que le bon respect du confinement est un enjeu sanitaire majeur", a-t-on précisé dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Voir le préfet #Lallement, face grimaçante du régime.

La sortie du préfet a provoqué une vive polémique.

Si le préfet voulait probablement dire que sortir de chez soi, c'était exposer sa santé et celle des autres, ses propos peuvent choquer alors que plus de 4 500 personnes sont décédées en France du coronavirus et que près de 60 000 cas de contamination ont été confirmés. Résultat, la préfecture de police de Paris a publié un communiqué expliquant que Didier Lallement regrettait ses propos, et soutenant que l'intention de ce dernier n'était "pas d'établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence de malades en réanimation". Le patron des socialistes a par ailleurs rappelé que "ce n'est pas la première fois que le préfet Lallement se trompe de rôle. Combien de temps encore?", s'est interrogé le député LREM Aurélien Taché sur Twitter. "Le Pr. Frédéric Adnet réclame, par exemple, sa démission". De l'autre côté de l'échiquier politique, Marine Le Pen a dénoncé des "propos totalement stupides, [qui] sont de surcroît d'une froideur et d'une méchanceté qui donnent la nausée".

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a estimé sur BFMTV que "ce préfet a décidément dépassé tous les seuils de tolérance possibles". "Il y a, en réanimation, des policiers et des personnels soignants sans protection adéquate, des caissières, des personnes âgées en Ehpad", a rappelé la présidente du RN.

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