Coronavirus : plus d’un million de personnes dépistées aux États-Unis, selon Trump

Donald Trump a présenté à la Maison Blanche un appareil permettant un test rapide pour détecter le coronavirus le 30 mars 2020

Les États-Unis franchissent la barre des 10.000 morts

Le Président américain a confié lors d'un point de presse à la Maison-Blanche qu'il avait délibérément diminué les risques liés au coronavirus aux yeux des Américains pour leur donner de l'espoir, rapporte Business Insider.

Un rapport issu d'une agence de renseignement américaine, dont le contenu a été en partie révélé puis commenté par des parlementaires américains, explique que la Chine a menti concernant la mortalité imputable au coronavirus sur son territoire.

Selon certaines voix, dont celles des sénateurs républicains Ben Sasse et William Timmons, aujourd'hui le monde semble payer les dissimulations chinoises, et ce, au prix fort. Pour les experts, le nombre de morts au sein de la ville de Wuhan seule pourrait plutôt tourner autour des 42.000, laissant présager bilan bien plus haut encore au niveau national. "Le monde paie à présent pour leurs erreurs".

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 30 mars que plus d'un million d'Américains avaient subi des tests de dépistage du coronavirus et il a appelé la population à continuer de respecter les mesures de distanciation sociale durant le mois d'avril pour éviter la propagation de la pandémie.

La Chine, où le premier malade a été détecté officiellement en décembre 2020, a enregistré 3.312 morts et 81.554 cas, d'après les chiffres rendus publics. Soit moins que les États-Unis, où le Covid-19 a fait à ce jour plus de 4 700 morts et contaminé plus de 209 000 personnes, selon le comptage de l'université Johns Hopkins qui fait référence.

Mais les représentants américains n'avaient jusqu'ici pas accusé aussi clairement et directement Beijing d'avoir menti sur son bilan.

Les autorités chinoises ont tenté de se défendre et de se justifier depuis les révélations de ces dernières heures et suite aux accusations de Washington en démentant formellement ces accusations de falsifications des chiffres.

"Calomnier, discréditer, blâmer ou rejeter sa responsabilité sur les autres ne peut pas rattraper le temps perdu (par l'administration Trump contre le Covid-19)".

Mardi, la coordinatrice de la cellule de crise mise en place par la Maison-Blanche pour lutter contre la pandémie a elle aussi semblé estimer que le bilan chinois était sous-évalué. "Je pense que la communauté médicale a interprété les chiffres chinois en pensant que c'était grave, mais moins que redouté, probablement, à la lumière de ce que nous voyons maintenant en Italie et en Espagne, car nous ne disposions pas d'un nombre important de données", a dit le Dr Deborah Birx.

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