L’hygiène d’accord, mais attention aux intoxications aux désinfectants — Coronavirus

Coronavirus: les centres antipoison recensent de nombreux accidents dû notamment à des nettoyants désinfectants ou au gel hydroalcoolique

L’hygiène d’accord, mais attention aux intoxications aux désinfectants — Coronavirus

Des radis, du raisin ou du poulet nettoyés à l'eau de javel; des chiens et des chats désinfectés au gel hydroalcoolique; des produits nettoyants pour sol utilisés pour l'hygiène corporelle... Afin d'éviter que des accidents de ce type se produisent ou se reproduisent, l'Anses et les Centres antipoison émettent plusieurs recommandations. L'agence de sécurité sanitaire recommande "de pas mélanger des produits nettoyants ou désinfectant entre eux ". Dans le premier cas, les risques identifiés sont l'inhalation de vapeur toxique due au mélange d'eau de Javel et de détartrant (vinaigre, ammoniaque...) au cours d'un nettoyage " excessif ou inadapté " des surfaces (sol, moquette...). Cette idée est extrêmement dangereuse, car l'union de ces deux produits entraîne l'émanation de gaz toxiques, qui peuvent entraîner des difficultés respiratoires chez des personnes ayant déjà des complications préexistantes comme l'asthme. Ainsi, du 1er au 24 mars, 337 demandes d'information ou cas d'exposition ont été identifiés comme pouvant être associés à ce contexte. Ils ne doivent par ailleurs pas être utilisés pour des besoins d'hygiène corporelle ou pour laver les aliments, et être rangés hors de portée des enfants.

"Nous nous attendons à une probable recrudescence des accidents domestiques car les produits ménagers et les solutions hydroalcooliques se retrouvent en plus grand nombre au domicile et parfois à la portée des enfants qui peuvent accidentellement en ingérer", explique le docteur Sandra Sinno-Tellier.

Alors que les autorités sanitaires craignent que les gens boudent les services de santé par crainte du coronavirus, "en cas d'intoxication, il ne faut pas refuser ou reporter une consultation nécessaire aux urgences ou dans un cabinet médical", souligne l'Anses qui rappelle qu'il faut "suivre précisément les indications du Centre antipoison".

"Les huiles essentielles ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus", rappelle l'Agence nationale de sécurité sanitaire, qui rapporte des cas d'ingestion pour "renforcer les défenses naturelles", d'usages dans un espace clos par des personnes asthmatiques, ou encore pour nettoyer un masque chirurgical. Il est important de respecter les conditions d'utilisations de ces huiles (voie d'administration, dose, zone d'application...).

Corticoïdes, bronchodilatateurs. celle-ci concerne les bons comportements à adopter. En cas d'affection chronique, "ne pas arrêter un traitement anti-inflammatoire prescrit" et "prendre conseil auprès de son médecin traitant". En dehors de tout traitement chronique, il est recommandé ne pas prendre d'anti-inflammatoires non stéroïdiens et de privilégier la prise de paracétamol en cas de fièvre, comme l'indique le ministère de la Santé.

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