L'Anses met en garde contre les accidents de désinfection — Coronavirus

Sur les trois premières semaines de mars 2020, les centres antipoison ont reçu près de 250 appels concernant accidents domestiques et des intoxications dues à l'utilisation de produits désinfectants dans le contexte de l'épidémie de coronavirus Covid 19.

Parmi les cas d'exposition (245 cas), 144 présentaient des symptômes et 101 n'en avaient pas.

L'agence pointe 4 origines de situations à risque: désinfectants ou nettoyants, solutions hydroalcooliques, huiles essentielles et anti-inflammatoires.

Aliments, vêtements, caddies de supermarchés... sur quelles surfaces le coronavirus peut-il survivre? .

L'Anses affirme en effet que " ces dégagements gazeux peuvent entraîner des difficultés respiratoires graves notamment chez les personnes ayant des affections respiratoires préexistantes ". En mélangeant les "produits nettoyant ou désinfectant entre eux, notamment eau de Javel et détartrant", il y a un risque de production de vapeurs toxiques.

" En cas d'intoxication, il ne faut pas refuser ou reporter une consultation nécessaire aux urgences ou dans un cabinet médical par peur d'être infecté par le coronavirus", prévient l'Agence nationale de Sécurité sanitaire (Anses)". Mais ces actions de nettoyage, impliquant des produits toxiques pour l'homme, doivent être entreprises avec attention. Et si vous fabriquez vous-même votre solution, respectez rigoureusement les consignes officielles de fabrication.

Or, elles ne sont pas recommandées dans ce cas précis puisque " les huiles essentielles ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus. Il est important de respecter les conditions d'utilisations de ces huiles (voie d'administration, dose, zone d'application...). Mieux vaut s'adresser à un pharmacien en cas de doute sur leur utilisation.

Enfin, s'agissant des anti-inflammatoires, l'agence sanitaire rappelle "les bons comportements".

En dehors de tout traitement chronique, "ne pas prendre d'ante-inflammatoires non stéroïdiens et privilégier la prise de paracétamol en cas de fièvre", comme déjà recommandé par le ministère de la Santé, les anti-inflammatoires pouvant aggraver une infection existante.

Mais dans la situation inverse, par exemple en cas d'asthme, d'inflammation articulaire ou intestinale chronique, le traitement anti-inflammatoire prescrit ne doit pas être arrêté, et le patient est invité à prendre conseil auprès de son médecin.

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