Témoignage de Clémentine Sarlat : France Télévisions ouvre une enquête

Témoignage de Clémentine Sarlat : France Télévisions ouvre une enquête

Témoignage de Clémentine Sarlat : France Télévisions ouvre une enquête

Dans une interview accordée à "L'Equipe", et publiée ce samedi, une journaliste sportive, Clémentine Sarlat, a donné les raisons de son départ de France Télévisions à l'été 2018. "Surtout que le retour d'un congé maternité est une période fragile pour les femmes", dit-elle dans les colonnes de L'Équipe. Quand j'ai demandé une augmentation, on m'a répondu: 'Rends-toi d'abord indispensable!'.

En mai 2017, quand Stade 2 était encore diffusé sur France 2, Clémentine Sarlat apprend par la direction des sports de France Télévisions qu'elle a été choisie pour coprésenter le programme avec Matthieu Lartot. Je devais prendre mon ordi portable pour me rapprocher et comprendre de quoi on allait parler.

Avant de poursuivre, sur fond de sexisme.

"Un jour, lors d'un duplex, j'ai entendu dans l'oreillette un homme en régie dire "Tu crois qu'elle suce elle aussi?". C'est violent. Au service des sports, c'était beaucoup plus sournois, à propos de mes compétences, ou alors des blagues bien lourdes. "Alors, on côtoie des gens géniaux, mais aussi des gros cons. Avec les vieux, dès que je mettais une jupe, j'avais forcément le droit à une réflexion". Après cet épisode difficile à France Télévisions, la journaliste ne veut plus travailler "dans une rédac au quotidien (.) où on te discrédite en permanence en t'expliquant que tu n'es pas assez compétente, que t'es là seulement parce que t'es blonde aux yeux verts".

De son côté, selon L'Équipe, la direction de France TV aurait décidé de lancer une enquête en interne pour faire la lumière sur cette affaire. Et ce n'est pas le cas dans toutes les rédactions: "J'ai travaillé pour TF1 pendant la Coupe du monde de rugby, ça m'a fait bizarre, tout le monde était normal". "Conformément au principe de tolérance zéro appliqué avec rigueur dans l'entreprise, une enquête est diligentée pour faire la lumière sur les faits évoqués", a indiqué le groupe public à l'AFP.

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