L'Italie dévoile les premiers éléments de sa stratégie de déconfinement — Coronavirus

Coronavirus en Italie 681 morts mais une baisse inédite des hospitalisations en soins intensifs cela permet à nos hôpitaux de respirer

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Il faut remonter au 19 mars pour trouver un bilan plus faible.

En effet, l'Italie a enregistré 525 décès, a annoncé la protection civile italienne.

La contagion marque depuis une semaine des signes de ralentissement en Italie, le pays au monde le plus endeuillé par la pandémie selon les bilans officiels.

"Même lorsque les cas de coronavirus seront tombés à zéro, la vie ne sera plus la même pendant longtemps", a prévenu cette semaine le président de l'Institut supérieur de la santé (ISS), Silvio Brusaferro.

"Si ces données se confirment, nous devrons réfléchir à la phase 2" du plan de redémarrage de l'Italie, qui prévoit une reprise d'une partie de l'activité productive de la troisième économie européenne. Avec prudence, il a aussi évoqué le 16 mai comme date possible d'entrée dans une "phase 2", synonyme de "coexistence avec le virus", mais seulement "si l'évolution [de la pandémie] ne change pas".

"L'urgence n'est pas finie".

Cependant des nouvelles infections sont toujours détectées, 3000 en 24 heures, et il est donc important pour les autorités sanitaires "de maintenir les mesures qui ont fait diminuer la courbe".

Depuis deux jours en effet le nombre des hospitalisations en soins intensifs diminue surtout en Lombardie, la région la plus trochée, mais ces données ne sont pas suffisantes pour alléger les mesures de confinement. "Nous avons encore quelques mois difficiles devant nous, ne gâchons pas les sacrifices faits jusqu'à présent", a indiqué ce dimanche le ministre de la santé italien, Roberto Speranza, dans un entretien avec les quotidiens Il Corriere della Sera et La Repubblica.

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