"Quand on n'est pas livré, on ne paie pas" — PDG de Canal

Le patron de Canal + répond à la LFP:

PDG de Canal+ : "Quand on n'est pas livré, on ne paie pas"

"Nous, on n'est pas une banque", estime le patron d'un groupe frappé "de plein fouet" la crise du coronavirus. "Ce qui est prévu, c'est que quand on n'est pas livré, on ne paye pas".

Pour rappel, Nasser Al-Khelaifi, président du PSG, a été envoyé au front, avec d'autres présidents de Ligue 1, pour négocier avec Canal+ le paiement d'une traite dû en ce début du mois d'avril. On a 50 TV droits dans nos 40 pays.

A l'heure où les prises de paroles se multiplient, à l'image de Bernard Caïazzo (président de Première Ligue) affirmant que Canal+ serait partant pour finir le championnat à huis clos, le patron de la chaine rappelle à nouveau sa position.

La suspension de la Ligue 1 pour une période indéterminée provoque des tensions entre Canal Plus et la Ligue de football professionnel. Il y a des échéances et une mécanique juridique qui impliquent que, lorsqu'on n'est pas livrés, on ne paye pas.

Durant l'édition de Philippe Vandel ce matin, Maxime Saada s'est exprimé sur les droits TV pour la Ligue 1. Ma responsabilité, c'est d'assurer la pérennité du groupe Canal, qui lui aussi subit la crise. Nous aussi on est affectés par les offres sport et la perte d'attractivité. Canal + n'a pas à assurer la trésorerie des clubs français. "On n'a pas que la Ligue 1". Tous les opérateurs ont suspendu leur paiement, ce n'est pas une situation spécifique à la France. C'est un sujet dont tout le monde parle en Italie, en Espagne, en Angleterre et aux États unis. Depuis, les dirigeants de clubs s'affairent avec la LFP pour trouver un accord avec le diffuseur, sans succès. Cette fois-ci, Canal + est en position de force et à l'avenir de certains clubs français entre ses mains.

Dernières nouvelles