Disparition : Le monde soulève son Idir

Vidéos. Les réactions après la mort du chanteur Idir, légende de la musique kabyle

Disparition : Le monde soulève son Idir

Hospitalisé vendredi à Paris, il a succombé à une maladie pulmonaire.

Idir était un trésor national dans son Algérie natale.

Sur les réseaux sociaux, les hommages s'ajoutent aux messages de condoléances. Homme discret et simple, Idir n'avait pas la grosse tête, il était proche du peuple et est resté en contact avec la communauté kabyle en France.

La star mondiale du football Zinédine Zidane a rendu hommage, hier, sur son compte Instagram, à l'artiste Idir qu'il avait connu et aimé.

"J'ai appris avec une immense tristesse la nouvelle du décès d'Idir, une icône de l'art algérien", peut-on lire dans un tweet du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Alors qu'il se destinait à être géologue, un passage en 1973 sur Radio Alger change le cours de sa vie: il remplace au pied levé la chanteuse Nouara, et sa chanson en langue berbère " A Vava Inouva ", qui évoque les veillées dans les villages kabyles, fait le tour du monde pendant qu'il fait son service militaire.

Installé en France depuis 1975, il signe un contrat avec Pathé Marconi son premier album datant de 1992 qui allait le rendre célèbre "Vava Inouva" (mon petit papa): "Je t'en prie papa ouvre-moi la porte".

L'ancien ministre de la Culture français Jack Lang, aujourd'hui président de l'Institut du monde arabe, a écrit de jolis mots aussi sur Idir: "Le pilier du patrimoine algérien". Ainsi, en 1999, il sort son album "Identités" et entame la collaboration avec divers artistes français dont Manu Chao, Dan Ar Braz, Maxime LE FORESTIER, Zebda et Gilles SERVAT. Le ministère de la Culture lui a embrayé le pas, rappelant dans un communiqué publié ce dimanche que "l'Algerie, avec la perte d'Idir, tourne une page prestigieuse de l'art engagé ". Puis en janvier 2018, il était.

Idir était un ardent militant de la reconnaissance de l'identité culturelle de la Kabylie, dans un pays où les revendications liées à l'identité berbère ont été longtemps niées voire réprimées par l'Etat, construit autour de l'arabité.

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