Total échoue dans le rachat des actifs pétroliers d’Anadarko en Algérie

Total ne pourra pas racheter les actifs pétroliers d'Anadarko en Algérie

La compagnie publique algérienne Sonatrach a fait valoir son droit de préemption sur les actifs algériens d'Anadarko

Hier, mardi 5 mai, Total a annoncé avoir a été informé par l'américain Occidental Petroleum qu'il ne pourrait pas acquérir les actifs pétroliers et gaziers d'Anadarko en Algérie. "Occidental nous a officiellement dit que nous ne pourrions pas acquérir les actifs en Algérie", a déclaré le P-DG de Total, Patrick Pouyanné, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes après la publication des résultats trimestriels du groupe.

"Selon la même source, la compagnie Occidental Petroleum Corporation (OXY), qui avait pris le contrôle d'Anadarko Algeria Corporation (AAC), suite à l'acquisition d'Anadarko Petroleum Corporation, a informé, aussi, le ministre de l'Energie de sa " nouvelle approche stratégique " et de " son engagement à poursuivre les activités de AAC en Algérie ". Total avait annoncé début mai 2019 la signature d'un accord avec l'américain Occidental Petroleum en vue de racheter pour 8,8 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros) les actifs pétroliers et gaziers du groupe Anadarko en Algérie, au Ghana, au Mozambique et en Afrique du Sud, dans le cadre d'une OPA d'Occidental Petroleum sur Anadarko. Cette opération était liée au rachat d'Anadarko par Occidental Petroleum.

Tenant compte des nouveaux éléments intervenus suite à l'acquisition par Occidental Petroleum Corporation des actifs d'Anadarko, "le ministre de l'Énergie a donné son accord pour le maintien de la société Anadarko Algeria Corporation dans le cadre de contrat d'association en partenariat avec Sonatrach et d'autres sociétés", a précisé le ministère dans un communiqué publié via l'agence officielle.

Il s'agit du rachat des blocs 404a et 208 et une participation de 24,5% dans le bassin de Berkine (champs de Hassi Berkine, Ourhoud et El Merk) dans lesquels Total détient déjà 12,25%.

Le ministère de l'Energie avait fait valoir alors l'incompatibilité de la transaction avec la réglementation en vigueur pour motiver le refus de la transaction initiée entre Anadarko et Total sur les actifs algériens.

Dès décembre 2019, le gouvernement indiquait que la compagnie publique Sonatrach allait exercer son droit de préemption sur les actifs d'Anadarko.

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