Enquête ouverte contre Valéry Giscard d'Estaing, accusé d'agression sexuelle — Paris

Valery Giscard d'Estaing visé par une enquête pour agression sexuelle

Agression: Giscard d'Estaing est désormais sous enquête

Et alors que Valéry Giscard d'Estaing avait assuré "ne se souvenir de rien" selon les déclarations d'Olivier Revol, son directeur de cabinet, une enquête a finalement été ouverte ce lundi 11 mai pour examiner la plainte a annoncé le parquet de Paris à l'AFP.

Une enquête pour agression sexuelle a été ouverte à l'encontre de l'ancien Président de la République française Valéry Giscard d'Estaing à la suite d'une plainte déposée par une journaliste allemande, rapporte l'AFP se référant au parquet de Paris.

Mme Stracke s'est dite "heureuse" d'apprendre l'ouverture de l'enquête.

Les faits se seraient déroulés le 18 décembre 2018, lors d'une interview dans le bureau parisien de l'ancien président.

"Après l'interview, j'ai demandé à pouvoir faire une photo avec mes collègues et lui".

Ann-Kathrin Stracke a affirmé qu'elle était contente de la réaction du ministère public. La situation se serait répétée à deux autres reprises immédiatement après: "au cours d'une nouvelle photo et pendant que Valéry Giscard d'Estaing lui montrait ses photos aux côtés d'autres chefs d'Etats".

Aidée dans ses démarches par la WDR, son employeur, elle envoie une première lettre d'avocats au bureau de M. Giscard d'Estaing en juin 2019 qui accuse réception quatre semaines plus tard. J'ai encore essayé de le repousser, mais je n'ai pas réussi.

Pour sortir de cette situation "très dégradante ", elle affirme avoir obtenu l'aide de son cameraman qui, renversant un abat-jour et plaçant une chaise entre l'ancien président et elle, a cherché à faire diversion.

"La WDR a accompagné et soutenu Ann-Kathrin Stracke depuis que l'incident a été connu, même lorsqu'elle a décidé de porter plainte", a déclaré jeudi à l'AFP une porte-parole de la chaîne allemande.

La journaliste explique avoir mis plus d'un an à réagir car elle connaît mal le système judiciaire français. Avec cette plainte, elle espère susciter un "débat de société sur le harcèlement sexuel et plus de courage pour s'exprimer et nommer les choses".

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