Contrat d’armement avec Taïwan : Pékin exprime son inquiétude à Paris

Chine vs France

Chine vs France

Des critiques balayées par la France, qui invite la Chine à "se focaliser" plutôt sur la lutte collective contre la pandémie de coronavirus. "Face à la crise du Covid-19, toute notre attention et tous nos efforts doivent être focalisés sur la lutte contre la pandémie", a ainsi déclaré le ministère français des Affaires étrangères au lendemain de la mise en garde de Pékin.

Selon la presse taïwanaise, la vente porte sur des équipements de frégates françaises vendues à la marine de Taipei dans les années 1990, une affaire qui avait provoqué une grave crise diplomatique entre Paris et Pékin. Les tensions s'accumulent entre les deux pays, un mois après la convocation de l'ambassadeur de Chine à Paris pour des propos liés au coronavirus, malgré une volonté réciproque de désescalade à chaque incident et alors que la France a besoin de la Chine pour ses approvisionnements en masques.

Taïwan, devenue le refuge des nationalistes du Kuomintang après l'accession des communistes au pouvoir en 1949 en Chine continentale, est un sujet ultrasensible pour Pékin, qui considère l'île comme l'une de ses provinces.

Pendant de nombreuses années, Taipei a été considéré comme le représentant officiel de la Chine, jusqu'à ce que les Nations unies basculent vers Pékin en 1971. Depuis, une campagne lancée par une centaine de parlementaires européens demande à inclure Taïwan aux activités, mécanismes et réunions de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). D'autres pays et organismes internationaux lui ont emboîté le pas.

Antoine Bondaz, spécialiste de la Chine à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris, pointe dans un tweet "la difficulté pour Pékin de trouver le juste équilibre entre réaction et surréaction" dans l'affaire du contrat français. Ce mardi 12 mai, la Chine via son ministère des Affaires étrangères avait tenu à exprimer à la France sa désapprobation quant à un récent contrat de vente de matériels militaires signé entre Paris et Taipei.

PEKIN, 13 mai (Reuters) - La Chine a exhorté mercredi Paris à ne pas vendre d'armes à Taiwan, dans le cadre de la modernisation de navires acquis il y a 30 ans auprès de la France.

Cette transaction est à l'origine de soupçons de rétro-commissions allouées à des intermédiaires et des personnalités politiques françaises, mais l'enquête française a buté à plusieurs reprises sur le secret défense et s'est terminée sur un non-lieu.

Selon les médias taïwanais, la transaction s'élèverait à 800 millions de nouveaux dollars taïwanais, soit environ 24,67 millions d'euros.

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