Les autorités décrètent trois jours de deuil national — Coronavirus

Brazilian Ulisses Xavier 52 who has worked for 16 years at Nossa Senhora cemetery in Manaus Brazil prepares to place crosses in graves during his shift

Avec plus de 10 000 morts du coronavirus, le Brésil s’enfonce dans la crise

Au total, 10 627 décès ont été enregistrés dans le pays pour 155 939 cas confirmés de contamination. Car le Brésil pratique très peu de tests.

L'État de loin le plus touché est sans aucun doute celui de Sao Paulo (46 millions d'habitants).

Au rythme élevé où progresse le Covid-19, le pays de 210 millions d'habitants pourrait être en juin le nouvel foyer mondial de la pandémie qui a fait au moins 276 000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine. "Nous sommes au pire moment de cette pandémie ", a-t-il déclaré".

Cemetary workers wearing protective clothing place the coffin of a victim of the novel coronavirus COVID-19 into a grave cubicle at Caju cemetary in Rio de Janeiro Brazil
Coronavirus : comment le Brésil est devenu une bombe à retardement

Toujours est-il que dimanche en soirée ce sont 465 cas mortels qui ont été enregistrés en 24 heures dans le pays (730 cas la veille).

Le président Brésilien Jair Bolsonaro a une nouvelle fois provoqué la polémique dans son pays après avoir organisé un "barbecue flottant " alors que le nombre de décès dus au Covid-19 vient de passer la barre des 10 000 au Brésil, révélait le Guardian le 10 mai. C'est que, cet État, locomotive économique du Brésil, enregistre près d'un tiers des décès dus au coronanvirus (Covid-19) dans le pays.

Jeudi, Rio détenait le triste record de létalité (10,2 %) du Covid-19 dans le pays. Les États d'Amazonas (Nord) et du Ceara (Nord-Est) ne sont pas en reste et vivent des situations encore plus catastrophiques. Alors que le pic n'est pas attendu au Brésil avant plusieurs semaines, sept Etats du Sud-Est, du Nord et du Nord-Est voient déjà leurs unités de soins intensifs à environ 90% de la saturation: Sao Paulo, Rio de Janeiro, Amazonas, Pernambouc, Maranhao, Para et Ceara. Pour lutter contre la propagation du virus, de nombreux États ont appliqué des mesures de confinement. Les Brésiliens, las de voir leurs mouvements restreints depuis fin mars, se remettent à sortir en raison de l'absence de mesures coercitives. Le président, populiste, prenant exemple sur Donald Trump s'est totalement opposé au confinement, critiquant les gouverneurs, arguant que le remède était pire que le mal en donnant la priorité à l'économie brésilienne. "L'armée des chômeurs ne cesse de grossir", a-t-il tweeté ce samedi en commentant une fermeture d'usine dans le Nord-est. "Le chaos arrive?" Le Brésil risque une contraction de 5,3% de son PIB cette année, selon le FMI.

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