Interrogations sur le plan de restructuration — Brussels Airlines

Brussels Airlines interrogations sur le plan de restructuration

Belga Images

"La restructuration est nécessaire de toute urgence afin de survivre à la crise actuelle", a expliqué mardi le PDG de la compagnie, Dieter Vranckx, à l'issue d'un conseil d'entreprise extraordinaire.

Le 20 mai, soit mercredi prochain, les réserves de cash de Brussels Airlines seront en négatif de 11 millions d'euros.

"Lufthansa met le couteau sous la gorge de tout le monde, de Brussels Airlines, du gouvernement belge, et maintenant du personnel de la compagnie", a accusé le responsable syndical.

"La société est convaincue qu'avec son plan de redressement, elle sera en mesure de sauvegarder 75% de ses emplois et de croître à nouveau de manière rentable dès que la demande de voyages en avion sera revenue à une nouvelle normale, qui est attendue à partir de 2023, "Indique la déclaration de Brussels Airlines".

Brussels Airlines va réduire ses effectifs et sa flotte pour faire face à la crise due à l'épidémie de Covid-19.

Elle compte également solliciter l'aide de sa maison-mère allemande pour les coûts de restructuration.

Avant Brussels Airlines, plusieurs compagnies avaient déjà annoncé des suppressions de postes, comme les britanniques Virgin Atlantic (3.150 emplois) et British Airways (12.000), l'irlandaise Ryanair (3.000) ou encore la scandinave SAS (5.000).

De son côté, le patron de Lufthansa, premier groupe de transport aérien européen, a récemment estimé avoir 10.000 salariés en trop au regard de la crise. "On ne veut pas d'un simple scénario de liquidation, il faut aussi qu'il y ait des investissements", a-t-il affirmé.

La principale compagnie aérienne allemande est bloquée dans ses propres pourparlers avec Berlin au sujet d'un plan de sauvetage de 9 milliards d'euros, mais la question de savoir combien le gouvernement devrait avoir dans la gestion quotidienne de Lufthansa a retardé l'accord final.

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