Israël : le Parlement approuve le gouvernement d'union Netanyahu-Gantz

Israël : un gouvernement d'union pour

Israël : le Parlement approuve le gouvernement d'union Netanyahu-Gantz

Habemus papam.ou presque. Après 500 jours de crise et trois élections sans K. -O, le Parlement israélien a donné dimanche sa bénédiction au gouvernement d'union de Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, mettant fin à la plus longue crise politique de l'histoire de l'Etat d'Israël. Sans surprise, les députés lui ont accordé leur confiance, par 73 voix pour, soit douze de plus que le seuil de la majorité.

"La population veut un gouvernement d'union et c'est ce qu'elle aura aujourd'hui ".

La nomination "est conforme aux intérêts de la Russie et d'Israël, va dans le sens d'assurer la paix, la sécurité et la stabilité", a indiqué Vladimir Poutine.

D'après les termes de l'accord, Benjamin Netanyahou restera Premier ministre pendant 18 mois avant de céder sa place pour une période équivalente à Benny Gantz.

Ce gouvernement a en effet été promis pour défendre Israël face à la pandémie du Covid-19, qui a contaminé officiellement plus de 16 500 personnes, dont 268 sont décédées. L'accord signé prévoyait en effet un partage équitable des ministères, permettant à chacun de redistribuer des postes à ses alliés politiques. Et le pays d'environ 9 millions d'habitants a commencé le déconfinement en rouvrant la majorité des commerces et des écoles, tout en maintenant l'obligation du port du masque sanitaire. Comme ailleurs, le défi est double: remettre sur les rails une économie qui a vu son taux de chômage technique bondir de 3,4% à 27% en raison de la crise, tout en évitant une seconde vague de contamination.

"Voici la vérité: ces territoires sont là où le peuple juif est né et s'est développé". Rejeté par les Palestiniens, ce plan prévoit notamment l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'Etat hébreu. "Il est temps d'appliquer la loi israélienne et d'écrire un nouveau chapitre glorieux dans l'histoire du sionisme", a déclaré le Premier ministre utilisant ainsi son langage habituel pour évoquer l'annexion des colonies juives en Cisjordanie. Dimanche 17 mai après-midi, il s'est rendu à la Knesset pour y présenter la composition de son nouveau gouvernement.

Benny Gantz, Benjamin Netanyahu et le secrétaire de cabinet Tzahi Braverman, dans la salle Chagall de la Knesset après la prestation de serment du nouveau gouvernement israélien, le 17 mai 2020.

Le gouvernement doit présenter à partir du 1 juillet sa stratégie sur ce dossier hyper sensible, les Palestiniens et la Jordanie voisine ayant déjà mis en garde contre les conséquences d'un tel projet. La plupart des pays de l'Union européenne veulent aussi convaincre Israël d'y renoncer afin d'éviter de devoir sanctionner ce pays. "Si Israël annexe réellement [des pans de] la Cisjordanie en juillet, cela conduira à un conflit majeur avec le royaume jordanien", a prévenu le roi Abdallah II dans un entretien au magazine allemand Der Spiegel.

D'ici aux discussions sécuritaires sur l'annexion, et après dix-sept mois de saga politique, Israël pourrait connaître un nouveau feuilleton, judiciaire celui-là, avec l'ouverture prévue dans une semaine du procès de Benjamin Netanyahu.

Bibi Netanyahu, détenteur du record de durée d'un Premier ministre israélien, avec 14 ans au total depuis 1996, doit devenir aussi le 24 mai le premier à être jugé pour corruption au cours de son mandat, à moins que l'audience ne soit reportée.

Dernières nouvelles