Vaccin contre le coronavirus:La promesse du président chinois XI Jinping

Vaccin contre le coronavirus: le point sur les principaux projets

Covid-19 : des vaccins en essai clinique dans le monde entier (OMS)

Alors que le bilan de la maladie Covid-19 dépasse désormais les 315 000 morts et les 4,7 millions d'infections et que les reproches fusent de part et d'autre, un consensus semble émerger quant à l'usage d'un éventuel futur vaccin: tous souhaitent qu'il soit universel.

Emboîtant le pas à d'autres leaders mondiaux, le président chinois Xi Jinping a assuré qu'un éventuel vaccin élaboré dans son père sera un " bien public mondial ".

En l'absence de remèdes éprouvés contre les formes graves de cette maladie, seuls des vaccins administrés à large échelle permettraient de se prémunir contre le coronavirus et d'interrompre la transmission du virus qui a tué environ 300.000 personnes dans le monde.Des sociétés pharmaceutiques et des instituts de santé dans des pays comme les États-Unis, la Chine et l'Allemagne ont dirigé le développement du traitement des patients atteints de COVID-19.

Cette réunion rassemble les 194 pays membres de l'OMS et se tient virtuellement pour la première fois de son histoire. Dans un message vidéo de Xi Jinping, diffusé lors de cette 73ème Assemblée mondiale de la santé, le président s'est dit favorable à cette enquête, une fois que l'épidémie aura été enrayée.

S'adressant à la réunion de l'OMS, son secrétaire d'Etat américain à la Santé, Alex Azar, a assuré que l'"échec" de l'OMS face à la pandémie de Covid-19 a coûté de "nombreuses vies", réclamant une OMS "bien plus transparente" et qui "rende davantage de comptes".

La question de l'origine du virus empoisonne aussi les relations entre la Chine et les Etats-Unis.

Le président chinois Xi Jinping a promis lundi de partager un éventuel vaccin avec le reste du monde et de consacrer sur deux ans 2 milliards de dollars à la lutte mondiale contre le nouveau coronavirus, apparu dans son pays à la fin de l'an dernier.

Washington, qui accuse Pékin d'avoir dissimulé l'ampleur de l'épidémie, est engagé dans un bras de fer avec l'OMS, accusée par le président américain Donald Trump de s'être "plantée" dans la gestion de la pandémie en s'alignant sur la position chinoise. Les Etats-Unis ont dans la foulée suspendu la contribution américaine à l'OMS.

Le texte demande aussi de lancer "au plus tôt (.) un processus d'évaluation" pour examiner la riposte sanitaire internationale et les mesures prises par l'Organisation mondiale de la santé face à la pandémie. Washington réclame depuis plusieurs semaines une enquête sur l'origine du virus en Chine car ils soupçonnent Pékin d'avoir caché un accident de laboratoire qui aurait été à l'origine de la pandémie. Et M. Trump a menacé de "couper toute relation" avec Pékin.

Malgré l'escalade des tensions entre Washington et Pékin, les pays espèrent adopter par consensus une longue résolution portée par l'Union européenne. "Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour soutenir et aider les pays dans le besoin". "Les pays du Nord ne pourront venir à bout du Covid-19 que si les pays du Sud le neutralisent en même temps", a-t-il insisté.

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