Uber licencie 3500 personnes en trois minutes par visioconférence [Vidéo]

Le leader de la réservation de voitures avec chauffeurs a décidé de supprimer 14% de ses effectifs soit 3500 collaborateurs exerçant des tâches administratives

Uber licencie 3.500 personnes par visioconférence en raison du Covid-19

Les salariés concernés, qui ont donc appris en direct et sans avertissement préalable qu'il s'agissait de leur "dernier jour de travail", sont essentiellement ceux du service clients, et non les chauffeurs des services Uber. "Un licenciement express puisque le géant du VTC a renvoyé ses salariés en seulement trois minutes". "Personne ne veut être dans un appel vidéo comme ça", concède-t-elle la gorge serrée. Mais sur les réseaux sociaux, les personnes sont révoltées.

La responsable poursuit, visiblement très émue: "Je sais que c'est incroyablement dur à entendre".

Dans des images diffusées par CBS News, on peut voir la responsable du service clientèle de Uber au bord des larmes, à l'issue de cette annonce qui concernait, d'après la chaîne d'information américaine, environ 3 700 salariés administratifs. Mais avec tout le monde à distance et pour un changement de cette ampleur, nous nous devions de vous prévenir le plus vite possible, afin que vous ne l'appreniez pas par des sources extérieures. "Je voulais par ailleurs vous donner cette nouvelle en personne afin d'avoir un bref moment pour vous remercier tous de ce que vous avez fait pour Uber ", précise-t-elle dans la vidéo. C'est la même méthode qui avait permis à la société de trottinettes électriques Bird, de mettre fin aux contrats de travail de 406 salariés au mois de mars par message vocal pré-enregistrée sur Zoom.

Uber va de nouveau licencier plus 3.000 salariés en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur son activité.

Dans son rapport trimestriel, Uber précise avoir perdu près de 3 milliards de dollars et avoir subi une baisse de près de 80 % de ses réservations en avril. Dans une Amérique qui a vu 30 millions de personnes mises au chômage, l'affaire n'a pas fait grand bruit auprès du grand public ou des grands médias. Dans un communiqué, il expliquait: "Nous examinons de nombreux scénarios et à tous les coûts, à la fois variables et fixes, à travers l'entreprise".

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