Remboursement de billets annulés: l’UFC Que-Choisir assigne 20 compagnies aériennes

L'UFC dénonce également le comportement de la compagnie Air France-KLM qui a annoncé ne rembourser que les vols annulés après le 15 mai

L'UFC dénonce également le comportement de la compagnie Air France-KLM qui a annoncé ne rembourser que les vols annulés après le 15 mai

Dans un communiqué publié sur son site internet, l'UFC rappelle qu'elle avait déjà alerté les compagnies sur ces "mauvaises pratiques ". Ce mardi, "face à la persistance des mauvaises pratiques et aux annonces en trompe l'œil", l'association française de consommateurs a décidé d'assigner en justice 20 compagnies aériennes, rapporte Ouest France.

Selon l'organisation, les compagnies font "obstacle" au droit au remboursement des passagers aériens, et ne suivent les rappels de la Commission européenne sur le droit de choisir entre remboursement et avoir pour les passagers aux vols annulés.

Les compagnies aériennes, elles, se défendent en insistant sur des "contraintes de liquidité sans précédent ", selon A4E, leur principale association européenne.

Les compagnies visées sont Air France, KLM, Transavia, Ryanair, Vueling, Lufthansa, Turkish Airlines, Emirates, Royal Air Maroc, Tunisair, Air Algérie et TAP Air Portugal mais aussi Volotea, Air Caraïbes, Norwegian, Air Austral, Air Europa, Air Corsica, Corsair et Air Transat.

Pourtant, nombre de compagnies aériennes ne proposent toujours aucun remboursement en argent, mais uniquement des bons d'achat, " violant délibérément, selon l'UFC-Que choisir, les droits des passagers ". "D'autres acceptent de rembourser leurs passagers, mais en suspendent le paiement jusqu'à une date indéterminée, voire après la fin de la crise sanitaire", signale l'UFC-Que Choisir.

Pour inciter les compagnies à se mettre en règle rapidement, l'association précise également que, pour l'instant, elle ne sollicite pas de dommages et intérêts alors qu'elle estime être "en droit d'exiger plusieurs milliers d'euros pour l'atteinte faite à l'intérêt collectif des consommateurs". Les professionnels du secteur aérien, qui a été mis à l'arrêt par la pandémie, expliquent en effet ne pas avoir les moyens de rembourser tous les billets non utilisés ces deux derniers mois. "Il faut que chacun comprenne qu'on a eu à réagir dans une situation complètement inédite et donc il faut inventer des mécanismes ", a réagi mardi sur BFM TV le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari". "Il faut vraiment avoir en tête que toutes les compagnies aériennes ont été gravement touchées (.) elles ont subi des pertes de -95% et ont toutes été quasiment en situation de faillite, a-t-il dit. Les compagnies aériennes l'ont dit, elles vont faire des propositions".

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