Christophe Castaner furieux des propos de Camélia Jordana dans ONPC

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner le 18 décembre 2019 à Marseille

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner le 18 décembre 2019 à Marseille 1/2

Invitée sur le plateau de ONPC pour parler de son nouvel album, Camélia Jordana s'est également exprimée sur un autre sujet qui lui tenait à coeur à savoir les violences policières.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a réagi ce dimanche sur Twitter où il a partagé l'extrait de l'émission.

La chanteuse a répliqué, répondant sur Twitter: " Mes propos " mensongers et honteux " tentent d'alimenter un dialogue avec nos dirigeants (vous), pour faire avancer les choses mais vous niez alors que vous voyez très bien ce qui se passe.

La chanteuse Camélia Jordana a créé la polémique dans l'émission "On n'est pas couché" lorsqu'elle a évoqué les violences policières à l'égard des personnes de couleur dans les banlieues, affirmant "ne pas se sentir en sécurité". Le syndicat Alliance a de son côté annoncé saisir le procureur de la République.

Des propos qui ont conduit à de nombreuses réactions sur le plateau et sur les réseaux sociaux, dont celle du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner: "Non madame, 'les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue' ne se font pas 'massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau'". Aujourd'hui j'ai les cheveux défrisés, quand j'ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. "Vraiment. Vraiment", a-t-elle ajouté. "Nous regrettons que le ministre de l'Intérieur, en s'agrippant à l'emploi du terme +massacrer+, ait cru utile de condamner les propos de Camélia Jordana", déclare-t-il.

Il "réitère sa demande que soit ouvert le chantier de la lutte contre le racisme au sein de la police et de la gendarmerie", comme demandé dans une tribune publiée début mai "avec plusieurs dizaines d'organisations nationales et locales, ainsi que par près de 300 élus, responsables politiques, syndicaux et associatifs, universitaires et personnalités".

Par le même moyen, le syndicat des commissaires de la police nationale s'est lui aussi exprimé, dénonçant un " témoignage consternant d'une 'nouvelle star de la bêtise' qui démontre en deux minutes la pauvreté de sa pensée, accompagnée d'arguments scandaleux et calomnieux, le tout sur le service public ".

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