25.05.2020, 02:33 Jean-Loup Dabadie est décédé dimanche

Jean-Loup Dabadie alors juré au Festival de Deauville en 2009 avec Deborah Francois Sandrine Kiberlain et Hiam Abbass

Jean-Loup Dabadie alors juré au Festival de Deauville en 2009 avec Deborah Francois Sandrine Kiberlain et Hiam Abbass. Image AFP

L'écrivain et membre de l'Académie française Jean-Loup Dabadie est mort à l'âge de 81 ans, a annoncé son agent à l'AFP dimanche 24 mai.

L'artiste et académicien Jean-Loup Dabadie est décédé dimanche à Paris à 81 ans.

Jean-Loup Dabadie est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, d'une maladie autre que le Covid-19. Il avait écrit pour de nombreux musiciens et musiciennes, parmi lesquelles Barbara, Julien Clerc, Reggiani ou encore Michel Sardou, ainsi que pour le spectacle, le théâtre et le cinéma.

"On ira tous au paradis, surtout lui", a souligné le chancelier de l'Institut de France, l'ancien ministre Xavier Darcos, reprenant le refrain de sa chanson la plus célèbre qu'il avait composée pour Michel Polnareff.

Parallèlement, Jean-Loup Dabadie mène une brillante carrière de parolier. Et c'est avec le réalisateur Claude Sautet qu'il connaît, au début des années 1970, sa période la plus faste pour un triplé magique: "Les choses de la vie", "César et Rosalie" et "Vincent, François, Paul... et les autres". Après une enfance passée à Grenoble, chez ses grands-parents, il monte à Paris, où, lycéen, il commence à se passionner pour l'écriture.

De quoi inspirer, en 1976, le double resté culte dans Un éléphant, ça trompe énormément, joué par Claude Brasseur, Victor Lanoux, Guy Bedos et Jean Rochefort, et interrompu par Marthe Villalonga (la mère de Bedos dans le film).

Il passe du journalisme sous patronage Pierre Lazareff à la critique artistique (Tel Quel, Arts) et bifurque vers la télé, alors expérimentale et subversive, de Jean-Christophe Averty (les Raisins verts), où il se fait complice de Guy Bedos, humoriste de gauche qui taquine le boisseau gaulliste, une aubaine. Il a signé plusieurs pièces: La Famille écarlate (1967), Le Vison voyageur (1969), Madame Marguerite (1974) et Double mixte (1986). C'est à Dabadie que Michel Polnareff doit l'un de ses plus grands succès, en 1972.

Né en 1938 à Paris, Jean-Loup Dabadie, dont le père fut aussi parolier, a publié son premier roman, "Les yeux secs", à 19 ans.

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