Johnson maintient son conseiller accusé d'avoir enfreint le confinement — Royaume-Uni

Coronavirus la pression monte sur Boris Johnson suite au refus de licenciement de son conseiller

Non-respect du confinement: Boris Johnson toujours derrière son conseiller Dominic Cummings

Le retour à l'école pour plusieurs élèves en Grande Bretagne sera effectif dès le 1er juin, a annoncé dimanche 24 mai, le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Malgré la déferlante d'appels, y compris en provenance des rangs de la majorité conservatrice, pour exiger le départ du puissant et controversé conseiller, le chef du gouvernement conservateur a soutenu mordicus Dominic Cummings. Lors de la même conférence de presse, il a expliqué les modalités de réouverture des écoles.

Selon Downing Street, Dominic Cummings avait besoin d'aide pour la garde de son fils, alors que sa femme était malade, et la famille a séjourné dans un bâtiment séparé de la propriété.

Boris Johnson a estimé que nombre des allégations relayées dans la presse étaient " manifestement fausses ", sans entrer dans le détail. Si les journaux conservateurs Daily Telegraph et Times relaient sobrement en une les déclarations de Boris Johnson, le Daily Mirror conspue "un tricheur et un lâche", quand le Daily Mail s'interroge: "Sur quelle planète sont-ils?" Selon ces deux journaux, un retraité convaincu d'avoir vu Dominic Cummings le 12 avril à Barnard Castle, à une cinquantaine de kilomètres de Durham, a porté plainte pour de possibles infractions aux lois sur la santé.

Des libertés qui ne passent plus après tous les sacrifices L'affaire Cummings a également ému dans les rangs du parti conservateur de Boris Johnson, où le puissant conseiller, qui n'est pas membre du parti, compte de nombreux ennemis. "Steve Baker, député influent et partisan acharné du Brexit, a ainsi estimé que Dominic Cummings devait partir".

"Des millions de gens ont mis leurs vies entre parenthèses, ont fait des sacrifices énormes pour obéir aux règles pendant cette période", a souligné une responsable du parti travailliste, Sarah Jones. Pouvez-vous imaginer d'avoir à travailler avec ces tordeurs de vérité?

Mais le conseiller de Johnson fait l'objet de critiques pour son comportement à risque et qui risque de saper la politique du gouvernement.

Avant cette affaire, le Royaume-Uni a connu deux démissions retentissantes pour non-respect du confinement en vigueur depuis le 23 mars. Selon l'un des scientifiques chargés de conseiller le gouvernement, le Pr Stephen Reicheir, Boris Johnson a " laminé tous les conseils que nous lui avons donnés sur la manière d'assurer la confiance et l'adhésion " des Britanniques aux consignes nécessaires pour lutter contre la propagation du virus.

Début avril, la cheffe des services sanitaires écossais, Catherine Calderwood, a quitté son poste après avoir reconnu s'être rendue à deux reprises dans sa résidence secondaire.

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