L'entreprise de location de voitures Hertz se met en faillite — Coronavirus

Hertz se déclare en faillite aux États-Unis et au Canada

Covid-19 : le loueur de voitures Hertz se déclare en faillite aux États-Unis et au Canada

Hertz Global Holdings, société américaine de location de voitures plus que centenaire, s'est placée vendredi sous la protection de la loi américaine sur les faillites après l'échec des discussions avec ses créanciers pour soutenir une activité décimée par l'épidémie de coronavirus.

"L'impact du Covid-19 sur la demande de voyages a été soudain et dramatique, entraînant une baisse brutale des revenus de la société et des réservations futures", a expliqué le groupe. Pour l'heure, cette faillite ne concernerait pas pour l'instant les filiales européennes, a précisé le groupe dans un communiqué. L'entreprise annonce avoir pris des " mesures immédiates ", donnant la priorité à la santé et la sécurité des employés ainsi que de ses clients. "Cependant, l'incertitude demeure quant au retour des revenus et à la réouverture complète du marché (...) ce qui a nécessité l'action d'aujourd'hui", ajoute-t-il. Un mois plus tard, le loueur de voitures a indiqué que ce sont finalement 20.000 personnes qui perdront leur emploi, plus de la moitié de ses effectifs mondiaux (38.000 salariés).

Hertz n'a pas évoqué le montant de sa dette, mais le Wall Street Journal et l'agence Reuters faisaient état vendredi soir d'une dette d'environ 19 milliards de dollars et près de 700 000 véhicules en grande partie inutilisés à cause du coronavirus.

"La réorganisation financière ouvrira à Hertz la voie vers une structure financière plus robuste, qui est à même de mieux positionner l'entreprise pour l'avenir alors qu'elle navigue sur ce qui pourrait être un voyage et une reprise économique mondiale prolongés".

En outre, la question reste entière sur la capacité du groupe à retrouver sa clientèle d'affaires alors que la pandémie a généralisé le télétravail.

Dans une note aux investisseurs fin avril, l'analyste de Jefferies Hamzah Mazari a prédit que son rival Avis survivrait à la pandémie, mais Hertz n'avait qu'une chance sur deux, "étant donné qu'elle était plus lente à réduire les coûts".

Les prêteurs de la société basée à Estero, en Floride, n'étaient pas disposés à lui accorder une autre prolongation de ses paiements de dette de location automobile au-delà de la date limite de vendredi 22 mai.

La société avait ainsi essuyé une quatrième perte nette annuelle consécutive en 2019. Mais 2020 avait bien démarré avec une hausse du chiffre d'affaires de 6% en janvier et de 8% en février comparé aux mêmes mois de l'an passé.

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