La CNIL valide l'app StopCovid, respectueuse de la vie privée

StopCovid

L'application de traçage StopCovid pourrait être disponible dès ce week-end

C'est la première fois que la CNIL demande à ce qu'un dispositif soit open source.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés vient en effet de donner son feu vert à ce projet gouvernemental controversé, qui n'a pas manqué d'alimenter les polémiques ces dernières semaines.

Dans son avis publié ce mardi, la Cnil estime que l'application respecte les différentes dispositions législatives relatives à la protection de la vie privée, et formule quelques dernières recommandations pour sa mise en place.

StopCovid, l'application de tracking consacrée à la lutte contre l'épidémie de Covid-19, va bien être lancée.

Cette application a pour but de permettre à chaque utilisateur qui apprend sa contamination de prévenir ceux qu'il a croisés dans les deux semaines précédentes, pour qu'ils puissent prendre leurs précautions. Selon le gendarme des données, l'application de contact tracing ne débouchera pas sur la création d'une liste des personnes contaminées, mais seulement sur une liste de contacts, dont les données générées seront toutes " pseudonymisées", anonymisées par ailleurs, comme nous avons déjà eu l'occasion de le rappeler.

StopCovid suscite les craintes de bon nombre de défenseurs de la vie privée, qui craignent qu'elle ne marque un premier pas vers une société de surveillance où nos faits et gestes sont épiés en permanence par des systèmes automatiques. L'application fonctionne sans géolocalisation mais sur la base de la technologie Bluetooth, qui permet aux appareils électroniques de communiquer entre eux à courte distance. "Sous-réserve du vote au Parlement, l'application pourrait être disponible dans les magasins d'applications d'Apple et d'Android ce week-end" déclare le secrétaire d'État au numérique ce mardi 26 mai au Figaro. Les travaux s'appuient également sur l'ANSSI pour garantir la résilience et la sécurité des solutions étudiées et associe également la CNIL afin d'apporter les garanties nécessaires de protection de la vie privée. Elle souhaite par exemple une " amélioration de l'information fournie aux utilisateurs, en particulier s'agissant des conditions d'utilisation de l'application et des modalités d'effacement des données personnelles ".

L'Assemblée nationale et le Sénat débattront mercredi du projet du gouvernement, avant de s'exprimer par un vote.

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