Coronavirus - Traitement contre le Covid-19 : coup d'arrêt pour l'hydroxychloroquine

L’OMS suspend les essais cliniques de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 par sécurité

Covid-19 : l’OMS siffle l’arrêt temporaire de l’utilisation de l’hydroxychloroquine

L'Organisation mondiale de la santé a annoncé lundi qu'elle avait temporairement suspendu les essais cliniques sur l'hydroxychloriquine (HCQ) en tant que traitement potentiel pour le COVID-19, menés à titre préventif dans divers pays.

En France, en dehors des essais cliniques, l'usage de l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 était jusque là autorisé à l'hôpital uniquement et seulement pour les cas graves sur décision collégiale des médecins.

Le HCSP avait été saisie par le ministre de la Santé, samedi 23 mai, après la parution d'une étude dans la revue médicale The Lancet. Environ 15.000 patients ont été traités à la chloroquine ou à l'hydroxychloroquine avec ou sans macrolide.

Il préconise également "d'évaluer le bénéfice/risque de l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques", et "de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l'hydroxychloroquine dans le Covid-19".

Sous la pression du président Jair Bolsonaro, le ministère de la Santé du Brésil, le pays le plus durement touché par le coronavirus en Amérique latine, a publié la semaine dernière un document qui étendait les recommandations d'utilisation de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine y compris aux cas bénins de Covid-19 malgré le manque de preuves concluantes de son efficacité.

En réaction à l'étude menée par "The Lancet" sur la chloroquine, le Pr Didier Raoult dénonce une étude "foireuse faite avec les big data". Cette décision prendra effet dans un délai de 24 heures. Le médicament reste pour l'instant autorisé pour les essais cliniques. La controverse qui entoure les traitements à base d'hydroxychloroquine (HCQ) connaît-elle (enfin) son dénouement en France?

" Les patients en cours de traitement avec de l'hydroxychloroquine dans le cadre de ces essais cliniques pourront le poursuivre jusqu'à la fin du protocole ", précise néanmoins l'ANSM.

Tedros a déclaré que les deux médicaments étaient généralement sans danger pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme.

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