L’Assemblée nationale donne son feu vert pour le traçage numérique — Application StopCovid

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a de son côté insisté sur le caractère

Feu vert des députés à l'application StopCovid

L'Assemblée nationale puis le Sénat ont voté pour le traçage numérique, mercredi, lors de votes consultatifs concernant le déploiement de l'application StopCovid.

En présence de trois membres du gouvernement, mais sans le Premier ministre, les députés ont voté à 338 voix pour, 215 contre et 21 abstentions.

Le Sénat, chambre haute du Parlement, a approuvé le texte en fin de soirée, après l'Assemblée nationale en début de soirée.

A gauche, Jérôme Durain a affirmé que le groupe PS sera "obligé de dire stop à StopCovid".

Le gouvernement mise sur l'application pour smartphones StopCovid, un outil de traçage qui permet à une personne positive au coronavirus d'alerter automatiquement tous les utilisateurs avec lesquels elle a eu un "contact prolongé " récemment, à moins d'un mètre et durant plus de quinze minutes, afin qu'ils se fassent tester à leur tour.

Selon le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O, "StopCovid n'est pas magique" mais "offre un complément utile et nécessaire" aux équipes sanitaires, qui retracent les personnes en contact avec des malades du coronavirus.

A gauche, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon a mené la charge contre un projet "inefficace" et "liberticide". C'est le temps d'un baiser. L'application devrait fonctionner par bluetooth et ne pas utiliser la géolocalisation.

La socialiste Cécile Untermaier a quant à elle jugé l'application "tardive" et mis en garde contre une société de la "défiance".

La droite est apparue divisée, massivement contre à l'Assemblée, mais pour StopCovid au Sénat. Le chef de file des députés LR Damien Abad a dénoncé "une application mort-née, qui arrive trop tard" et un "pas de plus même prudent" vers une société "orwellienne".

Contrairement à d'autres pays, le gouvernement français a choisi de ne pas passer par les solutions des géants américains de l'informatique Google et Apple, et de recourir à un outil bâti par des chercheurs de l'INRIA, l'Institut français de recherche en informatique.

La Cnil a donné mardi son feu vert, estimant que l'application respectait les lois relatives à la protection de la vie privée.

Les développeurs ont donc dû plancher pour que leur solution soit compatible avec un maximum de mobiles, notamment les iPhone d'Apple.

"Cédric O a voulu aller au bout, comme il est sur le devant de la scène pour la première fois", glissait une source parlementaire avant ce débat.

Plusieurs organisations de défense des libertés en France ont aussi pris position contre l'application.

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