L'Algérie rappelle son ambassadeur en France

Alger rappelle son ambassadeur à Paris après la diffusion de documentaires sur le

L'Algérie rappelle son ambassadeur en France après la diffusion de documentaires sur le "Hirak"

L'Algérie a décidé ce mercredi de rappeler "immédiatement" pour consultations son ambassadeur en France à la suite de la diffusion la veille de documentaires télévisés sur le mouvement de contestation antirégime, le "Hirak", a annoncé son ministère des Affaires étrangères.

Algérie mon amour a été diffusé sur la chaîne du service public France 5 et Algérie: les promesses de l'aube, sur La Chaîne Parlementaire (LCP).

" Le caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises, dont les derniers en date sur France 5 et la Chaîne Parlementaire, le 26 mai 2020, en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d'expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions dont l'armée", affirme le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Le film, qui a été diffusé sur France 5 dans la soirée du mardi 26 mai, est loin de faire l'unanimité entre Algériens sur le web.

Il a fait surgir des divisions - générationnelles et socio-culturelles - qui agitent un mouvement de contestation pluriel et sans leadership. Décidément les clichés des médias français sur l'Algérie ont la peau dure " explique t-il sur son compte Facebook.

Ces polémiques récurrentes illustrent la nature volatile, sinon tumultueuse, des relations entre Alger et Paris, nourries de crispations et de malentendus depuis l'indépendance en 1962. Sa retransmission n'a pas été du goût du régime algérien.

Et au début de l'année, le nouveau président Abdelmadjid Tebboune, sitôt élu, avait réclamé le "respect mutuel" dans les relations bilatérales, en rappelant que "l'Algérie n'est pas une chasse gardée de la France". "L'Algérie avec sa nouvelle génération et direction n'acceptera aucune immixtion ou tutelle", avait-il averti. Montrant des faux " jeunes du Hirak" voulant quitter l'Algérie, oubliant volontairement qu'à l'ère du coronavirus, la majorité des jeunes algériens et même des familles algériennes résidentes sur son sol ont été rapatriées par le pouvoir algérien et certains hâtes d'entrer au pays ont même corrompus les "PAFistes" français pour s'offrir un "aller sans retour".

Enfin, ce coup de chaud diplomatique survient au moment où la répression continue à s'abattre sur des opposants, des journalistes et médias indépendants ainsi que des internautes. Un appel resté lettre morte: la justice algérienne a refusé mercredi la demande de libération provisoire du journaliste. Elle a dégringolé de 27 places par rapport à 2015 (119e).

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